40 ans ou la 2e semaine des vacances

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Aujourd’hui j’ai 40 ans. Avoir 40 ans, c’est un peu comme la 2e semaine des vacances quand on part 2 semaines.

On se dit que la première semaine est passée vite, qu’il faut profiter de la 2e. Mais plus les jours de cette 2e semaine vont passer et plus on va se dire que c’est bientôt la fin des vacances.

Il y a 2 écoles. Ceux qui préfèrent la première parce que tout est à découvrir. Et puis ceux qui préfèrent la 2e, parce qu’ils sont déjà bronzés, qu’ils connaissent les bons endroits et bien sûr les mauvais où ils ne retourneront pas.

La première semaine c’est aussi celle où on rencontre son amour de vacances. Et manque de bol, on réalise qu’elle a prévu sa 2e semaine ailleurs.

Parfois la 2e semaine est bien meilleure que la première, même si elle ne sera jamais comme la première parce que certains de ceux avec qui on s’est éclaté la première vont rentrer plus tôt.

D’ailleurs en vacances, beaucoup de gens pensent qu’ils vont se revoir à leur retour. Perso je n’y crois pas trop.

À la fin des vacances, certains sont contents de rentrer. Moi ça m’a toujours fait chier.

Comme tous les ans depuis 40 ans, vous êtes tous en vacances à cette date (une vraie date de merde pour naître, pensez-y en octobre) alors c’est le moment de vous souhaiter de très bonnes vacances. Profitez-en bien !

Ceci n’est pas une pipe

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1) Ceci n’est pas de l’antisémitisme

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Quenelle

2) Ceci n’est pas du racisme

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Non Mixité : interdit aux blancs

3) Ceci est un hasard, « les éléments utilisés faisaient référence au graphisme des constructivistes russes »

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Une du journal Le Monde

4) Ceci est de la paix et de l’amour

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Parents de 12 enfants dont 2 ont commis la même semaine un attentat et un braquage

5) Ceci est une scène de jeunes qui s’amusent à Mante la Jolie

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6) Ceci est une scène de jeunes humiliés à Mante la Jolie

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7) Ceci est du féminisme

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8) Ceci est de la violence policière

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9) Ceci est une critique de la politique d’Israël

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10) Ceci est de la démocratie

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Français juifs : où serons-nous en 2020 ?

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Les français juifs sont environ 0,7% de la population française alors que les actes antisémites représentent 30% des actes racistes enregistrés en France en 2016 (source : Service Central du Renseignement Territorial).

Le problème de l’antisémitisme et sa proportion démesurée, notamment en France, est donc loin d’être un fantasme. Accusés d’être des « pleurnicheurs » – expression plébiscitée par Dieudonné – par les « antisionistes » (comprendre antisémites) tel un réflexe pavlovien dès que le sujet de l’antisémitisme est évoqué, les français juifs ont pourtant de manière factuelle totalement raison de s’indigner.

Cette situation, nous la voyons venir et se dégrader au moins depuis les années 2000. Comme beaucoup de français juifs, je ne me fais pas d’illusion.

Cette situation ne changera pas et va continuer à se dégrader. Se faire insulter, cracher dessus, etc. la plupart des victimes le vivent maintenant en silence comme si c’était devenu normal.

Comme l’a dit Joann Sfar dans un post Facebook : « Sur ces affaires, la plupart des victimes ferment leurs gueules, se font les plus petites possibles, en espérant que l’orage passe, pour ne pas donner des idées à d’autres salopards. Il ne va pas passer, l’orage. Tout le monde a très bien compris. ».

Pour ma part, j’ai la chance de vivre dans le XVIIe arrondissement de Paris. Comme une grande partie de l’Ouest parisien, mon quartier, c’est un peu Disneyland. Un monde où tout a l’air d’aller bien mais qui ne correspond pas à la réalité du reste de la France. Père de deux enfants, comme tous les parents, en plus de les éduquer, j’ai la responsabilité de les protéger. Et pour assurer cette responsabilité, il y a un critère fondamental : être capable d’anticiper.

Anticiper que l’état ne sera peut-être pas toujours en mesure de nous protéger. Je me souviens encore de l’été 2014 où des manifestations dites de « soutien à la Palestine » ont finit par des prises d’assaut de synagogues en plein Paris et de quartiers juifs notamment à Sarcelles. Nous n’étions pas loin d’un massacre…

Anticiper la passivité générale de notre société. Je me souviens, après l’attentat terroriste contre des enfants juifs en 2012, avoir manifesté spontanément le soir même.

Nous étions quelques milliers. Il n’y avait quasiment que des juifs qui battaient le pavé. L’absence de grande solidarité nationale alors que des enfants venaient d’être exécutés à bout portant me paraissait surréaliste. Où étaient les 4 millions de personnes avec qui j’ai manifesté le 11 janvier 2015 ?

Anticiper la dégradation de la situation. En plus des actes de violence répertoriés, il y a les actes antisémites du quotidien auxquels nous sommes tous confrontés à des degrés différents en fonction de notre exposition.

Je ne suis ni croyant ni religieux, je ne vais jamais à la synagogue et pourtant, avec mon nom de famille, Cohen, j’y suis aussi confronté.

Si j’ai le malheur de faire un commentaire public sur Facebook, 9 fois sur 10, quel que soit le sujet, je me prends une remarque antisémite malgré la modération des commentaires.

Depuis 2 ans, je ne peux plus commander sur Internet à mon nom si je veux que le colis arrive intact, je commande à présent au nom de ma femme pour ne plus avoir de problème.

Pour survivre, anticiper est une nécessité absolue. Mais une fois qu’on a anticipé que la situation n’est plus tenable, qu’est-ce qu’on doit faire ?

Il y a un quatrième point à anticiper.

Anticiper notre comportement d’autruche. Autour de 10 000 juifs quittent la France chaque année. De plus en plus, ceux qui sont encore là et dont je fais partie, n’ont absolument pas envie de partir.

Très attaché à la France – mon seul et unique pays – à ma culture et à ma langue, je ne me vois pas vivre ailleurs. Pourtant, de la même manière que les juifs ont du quitter les pays arabes (cf tableau ci-dessous) où ils vivaient depuis la fin du XVe siècle à cause de la montée de l’antisémitisme musulman, je n’ai aucun doute que tôt ou tard, pour les mêmes raisons, nous devrons quitter la France. 2020 ? 2025 ? 2030 ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que nous avons tous le devoir d’anticiper. Anticiper pour le voir venir et anticiper pour pouvoir partir.

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Sources : https://www.lesechos.fr/30/03/2017/lesechos.fr/0211929669416_le-nombre-d-actes-racistes-et-antisemites-a-baisse-en-2016.htm

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120320.OBS4138/marche-pour-les-victimes-de-toulouse-on-est-la-par-solidarite.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_des_Juifs_des_pays_arabes_et_musulmans#cite_note-151

Les juifs de Rhodes : ce peuple disparu

Vous n’avez certainement jamais entendu parler des juifs de Rhodes. Ils ont été les derniers à être déportés à la fin de la guerre, en août 1944. Aujourd’hui, je fais partie des quelques centaines de descendant à travers le monde de cette communauté disparue.

J’ai toujours entendu mes amis juifs parler de leurs origines, taquiner les comportement typiques de leurs proches (comme le faisait Elie Kakou), l’accent de leurs grands-parents, les expressions en arabe qu’ils ont l’habitude d’entendre à la maison, parler des spécialités qu’ils mangent chez eux : fricassés, moulouhia, pkaila, dafina, gnaouilla, etc.

Je me moquais aussi de l’accent de ma grand-mère mais à part mes soeurs et mes cousins, personne ne pouvait trouver vraiment ça drôle. Les expressions n’étaient pas en arabe mais en ladino, un mélange d’espagnol et d’hébreu que quasiment plus personne ne comprend. Je peux vous parler toute la journée de nos plats typiques mais vous ne pourrez pas me répondre que votre mère les fait mieux que personne : les yapraks, les boyos, les boreks, etc.

Pour la première fois de ma vie je suis allé avec toute ma famille à Rhodes. Nous en avions entendu parlé toute notre vie : sa mer Egée, son climat, ses petites rues, sa vie paisible, etc. Nous voulions voir. Nous avons trouvé un quartier fantôme, comme des ruines d’un peuple disparu.

D’autres juifs séfarades

Je ne compte pas le nombre de fois où on m’a demandé : T’es Tunisien ? non… T’es Marocain ? non… Ah t’es Algérien alors ? non… non plus… T’es ashkénaze ? ….

Contrairement à ce que pensent beaucoup de juifs, les juifs qui ont été expulsés d’Espagne à la fin du XVe siècle par la Reine (les juifs séfarades) n’ont pas uniquement été vers l’Afrique du Nord. Certains ont été ailleurs, plus loin encore, et notamment sur l’Ile de Rhodes.

C’est donc depuis le début du XVIe siècle qu’une communauté juive s’est installée sur l’Ile de Rhodes. Au début du XXe siècle, la communauté juive de Rhodes comptait environ 6000 personnes sur une population totale de 30 000 personnes à Rhodes.

16 août 1944 : 500 années d’histoire effacées en une journée

Le 16 juillet, les allemands ordonnent à tous les hommes juifs de Rhodes de se présenter au centre de commandement de l’armée de l’air. Ils sont arrêtés.

Le 18 juillet, les allemands ordonnent aux femmes et aux enfants juifs de rejoindre les hommes déjà arrêtés sous peine d’exécuter les hommes s’ils ne le font pas.

Le 23 juillet, les sirènes retentissent dans tout Rhodes – comme lors de bombardements – pour appeler la population de l’Ile à se protéger dans les abris. En réalité, c’est une diversion pour que la population de Rhodes ne voit pas les juifs partir.

Après plusieurs jours de bateau et quelques jours au camp d’Haidari. Les 2500 juifs de Rhodes prennent le train depuis Athènes vers Auschwitz.

Le 16 août 1944, les juifs de Rhodes sont les derniers juifs à arriver à Auschwitz. Environ 350 hommes et 250 femmes sont sélectionnés pour « travailler ». Les 1900 autres sont gazés le jour de leur arrivée.

C’est ce jour là que ma grande cousine Alice Tarica, 14 ans, qui faisait partie des 250 femmes sélectionnées, a perdu ses parents, son frère jumeau et ses sœurs. Alice était la seule rescapée d’Auschwitz de ma famille. Elle a été recueillie par son oncle, mon grand-père, à la libération qui l’a élevée comme sa fille.

Samy Modiano : Le dernier juif de Rhodes ?

En allant à la veille synagogue de Rhodes, nous avons croisé Samy Modiano.

Lorsque j’ai entendu Samy parler, j’ai eu comme un électrochoc, il avait exactement le même accent que ma grand-mère que je n’avais pas entendu depuis qu’elle est décédée il y a 17 ans. C’est absurde mais elle était la seule dans mon esprit à avoir cet accent…

Samy a été déporté à Auschwitz et faisait partie des 350 hommes qui ont été choisi pour travailler. Il a survécu. Aujourd’hui il transmet le souvenir et souhaite nous faire prendre conscience de la lourde responsabilité dont nous héritons tous : les témoins des témoins.

Ma nièce Laura qui a 13 ans, le même âge que Samy quand il a été déporté, a été également très émue de le rencontrer et a souhaité partager son témoignage avec ses amis. Il faut croire que l’action de Samy n’est pas vaine. Voici un extrait de son texte :

« Nous avons rencontré Samy « Samuel » Modiano, rescapé des camps de concentration, « matricule B-7496 ».

Déporté à Auschwitz le 24 juillet 1944 à seulement 13ans, il y a perdu toute sa famille. Il habitait donc à Rhodes, où il préparait sa Bar Mitzvah au côté de sa famille. Finalement, il a fait sa Bar Mitzvah, mais à Rome, à 77ans, soutenu par la communauté juive de Rome, sans sa famille, seulement entouré par des personnes qui pleuraient.

Il a survécu aux camps, il pesait seulement 23kilos, à 14ans. Tout le monde pensait qu’il était mort, il fut jeté dans une fosse commune, (fosse dans laquelle on jetait les juifs morts dont l’identité était inconnue). Heureusement, quelqu’un a vu qu’il était vivant et il a été sauvé.

Aujourd’hui, il veut raconter ce qu’il s’est passé, pour qu’on s’en souvienne et que ça ne se reproduise plus jamais. Il transmet son expérience aux générations suivantes, qui devront la transmettre à celles d’après et ainsi de suite.
« On l’a payé cher d’être juif, mais on est encore là ». Je m’en rappellerai de son témoignage, rappelez-en vous aussi, et pensez-y quand vous entendez des propos antisemites
✡️🕍 »

Où vivent les juifs originaires de Rhodes aujourd’hui ?

Avant la guerre et au début de la guerre, certains juifs de Rhodes ont émigré pour le travail en Afrique et notamment au Congo et en Afrique du Sud. La majorité des descendants des juifs de Rhodes sont d’ailleurs en Afrique du Sud ou au Congo aujourd’hui. Ma famille aurait du se trouver là bas aussi si le destin ne les avait pas retenus à Paris. D’autres sont en Belgique, en France ou encore aux États Unis.

Parmi les coïncidences heureuses, nous avons croisé à Rhodes Tony Randel et sa famille, dont la grand-mère était la sœur de mon grand-père. Elle a eu la très bonne idée de partir de Rhodes pour aller vivre aux États-Unis avant la guerre. Tony habite Los Angeles et travaille dans le cinéma.

Pendant cette rencontre je ne pouvais m’empêcher de penser à cette devinette très connue, typique de l’humour juif : « Quelle différence y a-t-il entre un juif pessimiste et un juif optimiste ? Le juif pessimiste a fini à Hollywood et le juif optimiste à Auschwitz. »

L’illustration était tragiquement parfaite.

Et la Juderia de Rhodes aujourd’hui ?

Il n’y a plus de juifs à Rhodes aujourd’hui. Le quartier juif – la juderia – est encore là mais les maisons sont vides, en ruine, ou habitées par des gens qui s’y sont installés quand les juifs ont été déportés. Des gens d’ailleurs assez à cran quand ils voient des juifs visiter le quartier… Ca ne doit en effet pas rendre très détendu d’avoir profité d’une tragédie pareille pour s’approprier une maison qui n’est pas la sienne.

Les juifs de Rhodes ont donc été mais ils ne sont plus. Les derniers d’entre eux s’éteignent et quand ma génération ne sera plus là, ils auront complètement disparu. Je voulais leur rendre hommage ici.

Femmes, je vous aime

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La journée du droit des femmes a le mérite de souligner – voire de mettre en lumière pour certains – les incroyables inégalités qui perdurent encore entre les hommes et les femmes : inégalités de salaire, inégalités dans les responsabilités confiées à compétences égales avec un homme, etc.

Il y a aussi tout ce que subissent régulièrement toutes les femmes : drague lourde à laquelle elles doivent faire face, le jugement permanent lorsqu’elles s’habillent légèrement, les lourds qui leur font la bise en embrassant bien la joue, le jugement des autres quand elles ont une sexualité plus libérée que « ce qu’il faudrait », le jugement lorsqu’elles ne veulent pas allaiter, le jugement lorsqu’elles ne veulent pas avoir d’enfant, le jugement lorsqu’une femme plus âgée est avec un homme plus jeune, etc. Et aussi des choses bien plus graves comme le harcèlement dans le travail ou dans les transports dont AUCUNE femme n’échappe.

Au quotidien, je vois dans le monde du travail ces petites phrases prononcées, ces attitudes ou ces postures prisent souvent sans mauvaise intention mais qui dans l’inconscient maintiennent ces différences. Je le vois aussi quand je vais au magasin de jouets avec mes enfants où l’on retrouve encore des « jouets pour filles » : chariot de ménage, table et fer à repasser, etc. Je vous laisse regarder les deux copies d’écran (ci dessous) de Google Image lorsque l’on cherche « femme » vs lorsque l’on cherche « homme » qui sont aussi très révélatrices.

Il me paraît essentiel quand on est un homme de réfléchir et de transposer toutes les situations pour voir si en inversant hommes et femmes, ces situations choqueraient.

Les femmes ne sont pas une minorité. Elles représentent la moitié de l’humanité et même la meilleure. Elles ne sont pas violentes, elles font preuve d’empathie, elles ont cette spécificité de pouvoir donner la vie et subissent avec courage toutes les souffrances que cela occasionne. Quel courage, elles ont ! Elles méritent notre respect infini.

Lettre ouverte au CRIF et à ceux qui s’acharnent sur Léa Salamé

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Le 10 février dernier, Léa Salamé était face à Marine Le Pen dans l’Emission Politique. Elle a posé une question très pertinente sur la bi-nationalité franco-israélienne de certains juifs français mais dont la première formulation prêtait à confusion, formulation qu’elle a immédiatement corrigée en reposant la question :

« Est-ce que vous demandez aux Juifs français de renoncer à leur bi-nationalité israélienne ? »
« Donc vous demandez aux juifs français qui nous regardent de renoncer s’ils voulaient avoir la double nationalité israélienne ? »

La première formulation aurait été maladroite si elle n’avait pas été immédiatement reformulée mais elle l’a été donc il n’y a pas de sujet.

Dans la pratique, tous les juifs français et plus généralement tous les juifs du monde peuvent demander (et obtenir) la nationalité israélienne. Ça ne veut pas dire que tous les juifs français ont la bi-nationalité mais bien qu’ils peuvent l’avoir. La question de Léa Salamé n’est donc absolument pas critiquable.

J’ajoute que je remercie Léa Salamé de l’avoir posée à Marine Le Pen. Elle a permis d’ouvrir les yeux à certains juifs – de plus en plus complaisant avec le Front National – en leur faisant comprendre qu’ils ne seraient pas épargnés par le repli sur soi de ce parti si MLP se retrouvait au pouvoir.

Mais certains, au lieu de s’intéresser à la réponse de Marine Le Pen ont jugé utile de polémiquer sur du vent et de s’acharner sur Léa Salamé voire de la traiter d’antisémite. Le CRIF, dans une publication Facebook déclare : « Les citoyens français juifs sont profondément choqués par cette affirmation qui rappelle les vieilles rengaines antisémites de double allégeance. ».

Le CRIF devrait passer un peu plus de temps, pour se détendre, à lire la presse people. Ils apprendraient que Léa Salamé partage sa vie avec Raphaël Glucksmann (qui est juif, je précise just in case) et qu’elle est enceinte de lui.

Le CRIF devrait aussi se remettre un peu en question. Ils dénoncent l’organisation juive qui a rencontré des cadres du FN parlant d’un « cordon sanitaire autour du FN » qui serait un « impératif républicain » pour les juifs mais concrètement ils n’endiguent en rien, avec de vrais arguments à l’appuie, le nombre croissant de juifs qui se font berner par le FN.

Léa Salamé a donc réussi en moins d’une minute à faire ce que le CRIF n’a pas su faire ces dernières années avec les juifs français qu’il prétend représenter.

Bravo Léa

Pourquoi Macron peut devenir Président en mai si Valls est éliminé dimanche

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Si les élections étaient perçues par les électeurs comme un jeu d’échec, que l’on soit pour François Fillon ou pour Marine Le Pen, il faudrait clairement aller voter dimanche pour Manuel Valls et ainsi éliminer Benoît Hamon de la primaire socialiste. De la même manière si l’on est pour Emmanuel Macron, c’est pour Benoît Hamon qu’il faudrait glisser un bulletin dimanche prochain. Voilà pourquoi :

Hypothèse 1 : Hamon gagne la primaire, Valls est éliminé

Lors de la présidentielle, la gauche de la gauche sera répartie entre Mélenchon et Hamon qui feront tous les deux un score médiocre.
Emmanuel Macron récupèrera alors la majeure partie de la gauche restante ainsi que le centre et même le centre-droit qui refusera de voter pour François Fillon qu’il estime trop conservateur.
Avec cet électorat qui va de la gauche au centre droit, Emmanuel Macron a une réelle chance de dépasser le candidat prévu par les sondages comme futur 2e : à priori François Fillon mais peut-être aussi Marine Le Pen (ils sont au coude à coude autour de 25%).

a) Un second tour Marine Le Pen / Emmanuel Macron
Si Macron dépasse Fillon au premier tour et se retrouve face à Marine Le Pen au second, il l’emportera à coup sûr. Les électeurs de gauche voterons pour lui sans se poser de question et les électeurs de droite pour la très large majorité également. C’est cependant probablement face à lui que Marine Le Pen fera son meilleur score au second tour, ce qui explique pourquoi elle souhaite tant se retrouver face à Macron.
=> Macron sera élu.

b) Un second tour François Fillon / Emmanuel Macron
Si Macron dépasse Marine Le Pen au premier tour et se retrouve face à François Fillon au second, il l’emportera aussi très probablement. Les électeurs de gauche voteront pour lui, là encore, sans se poser de question et les électeurs du centre-droit aussi majoritairement. Le report des électeurs du FN ne sera pas du tout automatique et la dynamique autour d’un Macron « surprise du premier tour » jouera en sa faveur.
=> Macron sera élu

Hypothèse 2 : Valls gagne la primaire, Hamon éliminé

Si Valls gagne la primaire, étant donné qu’il est positionné sur une ligne politique proche de celle de Macron, il risque de partager avec lui – lors du premier tour de la présidentielle – le score de la gauche.

La gauche de la gauche sera rassemblée autour de Mélenchon qui fera un score honorable. La gauche et le centre-gauche se répartiront entre Valls et Macron et le centre-droit ira sur Macron. Macron fera donc un meilleur score que Valls mais ce score sera largement insuffisant – affaibli par la présence de Valls – pour se hisser à la 2e place qu’il laissera à Fillon ou MLP selon l’ordre des résultats de ces deux candidats. Nous aurons donc un deuxième tour Fillon / Le Pen avec une victoire nette de Fillon.
=> Fillon sera élu.

Si Benoît Hamon gagne la primaire socialiste dimanche prochain, Emmanuel Macron a donc une réelle chance de gagner la présidentielle. Si Valls gagne alors Macron sera 3e après Le Pen et Fillon. Le seul paramètre qui peut tout faire basculer est la décision de François Bayrou…. Nan je rigole : 0 impact, 0 influence. C’est ce qu’on appelle en probabilité « un événement indépendant ».

Que vous soyez pour Macron, Fillon ou Le Pen, vous savez donc pour qui aller voter dimanche à la primaire de la gauche. Sortez les popcorns !