40 ans ou la 2e semaine des vacances

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Aujourd’hui j’ai 40 ans. Avoir 40 ans, c’est un peu comme la 2e semaine des vacances quand on part 2 semaines.

On se dit que la première semaine est passée vite, qu’il faut profiter de la 2e. Mais plus les jours de cette 2e semaine vont passer et plus on va se dire que c’est bientôt la fin des vacances.

Il y a 2 écoles. Ceux qui préfèrent la première parce que tout est à découvrir. Et puis ceux qui préfèrent la 2e, parce qu’ils sont déjà bronzés, qu’ils connaissent les bons endroits et bien sûr les mauvais où ils ne retourneront pas.

La première semaine c’est aussi celle où on rencontre son amour de vacances. Et manque de bol, on réalise qu’elle a prévu sa 2e semaine ailleurs.

Parfois la 2e semaine est bien meilleure que la première, même si elle ne sera jamais comme la première parce que certains de ceux avec qui on s’est éclaté la première vont rentrer plus tôt.

D’ailleurs en vacances, beaucoup de gens pensent qu’ils vont se revoir à leur retour. Perso je n’y crois pas trop.

À la fin des vacances, certains sont contents de rentrer. Moi ça m’a toujours fait chier.

Comme tous les ans depuis 40 ans, vous êtes tous en vacances à cette date (une vraie date de merde pour naître, pensez-y en octobre) alors c’est le moment de vous souhaiter de très bonnes vacances. Profitez-en bien !

Facile de déclarer que l’on est contre l’antisémitisme

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La question de l’antisémitisme est un sujet qui me tient forcément à coeur. Quand on s’appelle Cohen, c’est un peu comme si on portait en permanence l’étoile jaune. Pourtant, je ne suis pas allé à ce rassemblement contre l’antisémitisme hier soir. La raison est simple : l’antisémitisme qui tue aujourd’hui en France porte un nom : l’antisionisme. Sans action concrète qui vise à lutter contre ce fléau, tout cela est une mascarade qui ne sert qu’à se donner bonne conscience ou à faire de la communication politique.

Depuis des années, je dénonce l’antisionisme. Sur mon blog, j’ai probablement expliqué de toutes les manières possibles pourquoi il s’agissait d’une nouvelle forme d’antisémitisme, pourquoi le mot « sioniste » n’est qu’une acrobatie sémantique pour se donner le droit d’exprimer et de propager légalement sa haine du juif. Rien n’a changé. Nous en sommes exactement au même point. Et on entend toujours cet argument vaseux décrivant l’antisionisme comme la critique de la politique d’Israël. C’est faux ! Être antisioniste aujourd’hui n’a aucun sens.

Le sionisme est une idéologie qui prône le retour des juifs sur leur terre ancestrale et la création d’une nation – Israël – qui les représente. Depuis 1948, le sionisme est une réalité et Israël existe. C’est un pays reconnu par l’ONU et par la large majorité des pays développés.
Par opposition l’antisionisme est une idéologie qui était contre la création de l’état d’Israël et le retour des juifs de la diaspora sur leur terre ancestrale. Mais quel est le sens de l’antisionisme en 2019 maintenant qu’Israël et son peuple existent ? Ça n’est certainement pas la critique de Netanyahu. Quand on critique un homme politique ou un gouvernement, on est simplement un opposant. L’antisionisme veut dire autre chose. Cela veut dire que l’on nie à Israël et à son peuple le droit d’exister, que l’on est donc pour la destruction de ce pays et le déplacement voire l’extermination de son peuple. Ça n’est pas tout à fait la même chose que de critiquer le nouveau Président du Brésil ou le gouvernement chinois ! Sans aucune ambiguïté l’antisionisme est aujourd’hui tout simplement l’expression violente d’une haine raciale dirigée contre le peuple juif. C’est bien ce que l’on appelle de l’antisémitisme.

L’histoire m’a tristement donné raison. C’est bien cette idéologie qui a tué Sebastien Selam, Ilan Halimi, Myriam Monsonego, Gabriel, Arieh et Jonathan Sandler, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab, François-Michel Saada, Sarah Halimi et Mireille Knoll. Les assassins ont systématiquement le même profil : musulmans radicalisés et donc antisionistes (ça fait partie du package). D’ailleurs Merah quand il a tué à bout portant des enfants français juifs, avait déclaré qu’il voulait « venger les enfants palestiniens ». Coulibaly avait tenu le même genre de propos pendant l’attentat de l’Hypercacher. Que faut-il de plus ?

Les actes antisémites augmentent en correlation avec la propagation et la banalisation de ce discours antisioniste. On le voit depuis des années pour qui veut bien regarder sur les pages communautaristes musulmanes, sur les pages antisionistes, qui rassemblent parfois plus d’un million de personnes. L’antisionisme est une véritable obsession sur ces pages qui suintent la haine du Juif. Que faut-il de plus ?

Aujourd’hui, les articles produits par l’AFP et certains médias de gauche reprennent le vocabulaire antisioniste qui se retrouve ainsi banalisé, généralisé, accepté. La conséquence est sans appel. Cette haine devient massive. Elle est partout. Omniprésente. Dans tous les commentaires sur les réseaux sociaux sous des articles qui parlent des juifs ou d’Israel. Les graffitis se multiplient, les profanations de cimetières aussi. Les enfants juifs ne peuvent plus être scolarisés en banlieue de l’aveu même du Ministre de l’Education Nationale. La Shoah ne peut plus être enseignée depuis des années dans de nombreuses écoles. QUE FAUT-IL DE PLUS ???

La réponse est-elle sérieusement de marcher place de la République avec une pancarte #ÇaSuffit en étant fier d’avoir exclu Marine Le Pen (qui est par ailleurs la seule à avoir su placer les bons mots, c’est à vomir) ?

Quelque part, je regrette de ne pas avoir été là avec tout ceux qui ne sont pas juifs et qui étaient présents hier. J’ai vu sur Twitter des gens du Refuge, d’autres victimes de la haine, ça m’a fait chaud au coeur. Mais il faut comprendre que pour réellement lutter contre l’antisémitisme il va falloir faire un peu plus que marcher place de la République. Il va falloir faire l’effort de comprendre ce qui se passe, de pointer du doigt ce qui est la cause de tout cela. Réaliser que l’antisionisme est le seul et unique lien direct avec ces violences. Ça n’est pas simple, il y aura des oppositions, surtout à gauche, mais si vous voulez vraiment lutter contre l’antisémitisme et pas simplement déclarer être contre, ça sera l’effort nécessaire. En êtes-vous réellement prêts ?

Ceci n’est pas une pipe

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1) Ceci n’est pas de l’antisémitisme

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Quenelle

2) Ceci n’est pas du racisme

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Non Mixité : interdit aux blancs

3) Ceci est un hasard, « les éléments utilisés faisaient référence au graphisme des constructivistes russes »

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Une du journal Le Monde

4) Ceci est de la paix et de l’amour

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Parents de 12 enfants dont 2 ont commis la même semaine un attentat et un braquage

5) Ceci est une scène de jeunes qui s’amusent à Mante la Jolie

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6) Ceci est une scène de jeunes humiliés à Mante la Jolie

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7) Ceci est du féminisme

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8) Ceci est de la violence policière

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9) Ceci est une critique de la politique d’Israël

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10) Ceci est de la démocratie

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Lettre ouverte au maire de Clichy Rémi Muzeau

Monsieur le Maire,

Je m’appelle Frank-David Cohen, je suis parisien depuis près de 40 ans. Avec ma femme et mes deux enfants, nous nous apprêtons à devenir clichois prochainement. Nous allons emménager rue Huntziger.

Par curiosité, je me suis demandé qui était ce Monsieur Huntziger à qui cette rue rendait hommage. C’est avec beaucoup d’étonnement et de dégout que j’ai découvert qu’il était membre du gouvernement de Vichy en 1940 et l’un des signataires de la loi portant sur le statut des juifs leur interdisant l’accès à un certain nombre de fonctions et notamment l’accès et l’exercice des fonctions publiques.

Arrière petit fils de déportés, ma famille paternelle, décimée par la guerre a changé de nom pour cacher sa judéité. Ça n’est qu’en 2014, après des années de procédures, que j’ai pu récupérer mon nom d’origine. Il me parait totalement inconcevable aujourd’hui de rendre hommage à un tel personnage à chaque fois que j’indiquerai mon adresse et que je devrai écrire son nom. Le nom de Charles Huntziger doit être oublié. Il fait honte à la France, peu importe ses succès en tant que chef de guerre français de la Première Guerre Mondiale.

Alors qu’aujourd’hui l’antisémitisme prolifère comme jamais depuis le guerre, il serait un symbole fort et courageux de remplacer le nom de Charles Huntziger par celui de Simone Veil, rescapée des camps de la mort et qui a tant apporté à la France.

Dans l’espoir que vous donniez une suite favorable à ma requête, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de ma plus haute considération.

Frank-David Cohen

EDIT 30/10/2018 : Plusieurs commentaires d’internautes ont mis en lumière le fait que cette rue Huntziger ne rendrait pas hommage à Charles Huntziger mais au Clairon Huntziger qui a combattu en 1871 et faisait partie du 34e bataillon de Clichy. La rue porterait ce nom depuis 1882 (le Huntziger collabo étant lui né en 1880…). Afin d’éviter toute ambiguïté, étant donné malheureusement que Charles Huntziger est bien plus tristement célèbre que le valeureux clairon Huntziger, peut-être serait-il judicieux de préciser sur la plaque qu’il s’agit du clairon ?

Vous trouverez, attachés à cette lettre les documents suivants :
– L’étoile jaune que portait ma grand-mère comme cela était imposé à tous les français de confession juive.
– L’acte de décès de mon arrière grand père, arrêté par la police française le 14 aout 1943 avec toute sa famille dans son appartement 90 Boulevard de Courcelles (17e arrondissement de Paris) et exterminé à Auschwitz (Convoi numéro 59 du 2 sept 1943).
– Un courier du commissariat général aux questions juives qui demandait la saisie par l’Etat de la machine à écrire de mon grand-oncle arrêté le même jour au même endroit et déporté également à Auschwitz. Ce courrier administratif et si symbolique souligne l’importance de ne pas honorer le moindre membre du gouvernement de Vichy, partisan de cette collaboration si organisée.
– La loi portant sur le statut des juifs dont Charles Huntziger était signataire

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Ça n’a rien à voir avec l’Islam, c’est bien plus grave

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J’avoue m’être énervé plus d’une fois en entendant le systématique « ça n’a rien à voir avec l’Islam ». Innocents tués, cris de « Allah ouakbar », coupables « islamistes radicalisés » et fichés S, c’est toujours la même rengaine. Le rapport avec l’Islam parait évident, et pourtant, ça n’est pas la cause principale. C’est bien plus grave que cela.

Je ne vais pas entrer dans le détail du débat religieux parce qu’il n’y a pas grand intérêt à le faire. Est-ce qu’il y a des passages du Coran qui sont violents ? Oui. Est-ce qu’il y a des passages dans l’Ancien Testament qui le sont ? Oui également. Par exemple, lorsque Dieu décime les premiers nés égyptiens pour libérer les hébreux, on ne peut pas dire qu’il y va dans la dentelle. Ou encore, lorsque Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils Isaac pour vérifier si sa foi est plus forte que l’amour qu’il a pour son fils, c’est plutôt cruel… Le Nouveau Testament présente en revanche un Dieu bien plus compréhensif et clément. Est-ce que cela a empêché pour autant l’Inquisition ? Non. Tout cela n’a pas d’importance parce que la violence de ces terroristes ne vient pas de là.

Depuis plusieurs années maintenant, je suis régulièrement différents types de médias sur les réseaux sociaux. Parmi ceux que je suis avec beaucoup d’attention, il y a les médias communautaires musulmans. Je ne parle pas de médias islamistes ou extrémistes mais de médias « mainstream » qui rassemblent parfois des centaines de milliers de personnes comme Oumma.com (plus de 700 000 fans sur Facebook), Islam&Info (plus de 400 000 fans) ou encore les pages d’influenceurs comme celle de Tariq Ramadan (plus de 2M de fans !). Mon constat est effrayant. La haine est croissante et palpable à présent dans quasiment chacun des posts – parfois subtiles – et dans des milliers de commentaires.

Les sujets traités en récurrence par ces médias ou influenceurs sont toujours les mêmes :
– L’obsession de la cause palestinienne et des juifs
– La victimisation permanente : les français ne respectent pas l’Islam et les musulmans, ils sont islamophobes, la laïcité est une arme contre les musulmans, l’islamophobie est omniprésente et passée sous silence par les médias nationaux, etc.

Ces sujets rabâchés sans cesse dans la communauté musulmane ont une conséquence très clair :
– La détestation des juifs exprimée de manière décomplexée par la détestation des sionistes (ce mot passe-partout pour qualifier les juifs).
– La détestation des français non musulmans exprimée par la « lutte » contre l’homme blanc de plus de 50 ans qui défend la laïcité et la liberté d’expression (Valls, Finkie, Bouvet, Bernard de la Villardière, etc.) responsable de tous les maux et humiliations des musulmans de France. Sans oublier la lutte contre les médias non communautaires qui mentent et qui salissent l’Islam (sous-entendant que l’Etat français, à la solde d’Israël et des juifs, est derrière tout ça).

Regardons maintenant les cibles des attentats de ces dernières années :
Cibles juives : école de Toulouse où des enfants « sionistes » de 4 à 8 ans se sont fait massacrer pour « venger les enfants palestiniens », Hypercasher, musée juif de Bruxelles, etc.
Cibles symbolisant la France et ses valeurs/libertés ou les chrétiens (Militaires, Charlie Hebdo, Bataclan, Nice, Policiers, Père Hamel, etc.)

Il est là le rapport.

La violence de ces terroristes vient de cette haine inculquée dans leur communauté depuis des années. L’islamisme est la dernière étape avant leur passage à l’acte. C’est une manière de donner un sens à l’expression la plus extrême de leur violence et de leur haine. Le vrai coupable est cette haine communautaire, l’islamisme n’en est que le complice.

Tant qu’on voudra ne pointer du doigt que l’Islam ou même l’islamisme, on fera fausse route. Ce qu’il faut empêcher ou à minima ne pas encourager ce sont ces idées rabâchées en permanence et qui n’ont pour conséquence que de faire grandir la fracture entre la communauté musulmane et le reste de la communauté nationale. Ces idées, on les retrouve relayées bien au delà des leaders communautaires. On les retrouve dans l’entrisme de l’Islam politique dans le débat publique ou dans nos tribunaux. On les retrouve aussi chez les « people », par exemple chez Menel ou Mehdi Meklat (qui expriment leur haine des juifs… pardon, des sionistes) sur Twitter et beaucoup d’autres petits leaders d’opinions moins célèbres. On les retrouve même chez le comique Yassine Belattar qui passe son temps à crier à l’islamophobie sur son compte Twitter. Je suis pourtant persuadé au regard de ses autres tweets qu’il n’a pas de mauvaises intentions. Il ne réalise peut-être pas la mal que cela produit. Il ne réalise pas qu’en faisant cela, en pensant dénoncer une haine (et le racisme anti-musulman existe bien), il donne du grain à moudre à cette haine communautaire et en devient malgré lui le porte parole. C’est bien là toute la complexité du problème.

Tant qu’on ne comprendra pas ce mécanisme rien ne changera. La lutte contre l’islamisme ne suffit pas. On ne soigne pas un cancer de la gorge avec des pastilles pour le mal de gorge. C’est à un changement profond des mentalités qu’il faut s’attaquer et cela commence par un rejet sans équivoque de ces sujets générateurs de haine et des personnes qui les portent. Cela doit aussi passer par une introspection dans la communauté musulmane qu’on ne favorisera pas en se dérobant derrière la seule dénonciation de l’islamisme, certes bien plus confortable.

Au lendemain de l’attentat de Trèbes, après l’acte héroïque du Colonel Arnaud Beltrame qui lui a couté la vie, peut-on espérer que les choses changent ? Lors de l’hommage national, allons-nous entendre qu’Arnaud Beltrame est une victime du terrorisme islamiste ou qu’il est une victime de cette haine communautaire ?

Israël n’existe pas

Quand l’Histoire ne convient pas, on la falsifie.

Il n’y a pas de Mont du Temple, il y a une esplanade des mosquées. Peu importe qu’il y ait eu à l’endroit où a été construite la mosquée d’Al-Aqsa, le lieu saint le plus important du judaïsme : le temple de Jerusalem (qui abritait l’arche d’alliance).

Il n’y a pas de Judée-Samarie (Judée ça fait un peu trop juif), il y a la Cisjordanie. Peu importe que cette région ait toujours été nommée Judée-Samarie à travers l’Histoire et jamais revendiquée par la Jordanie. Cisjordanie c’est bien plus pratique.

Il n’y a pas d’Israel, il y a une Palestine arabe, il n’y a pas d’israéliens, il y a des colons. Peu importe que la Palestine ait toujours été une terre juive, on prétend que c’était une terre arabe et qu’il y avait un peuple : les palestiniens alors que les « palestiniens » ne sont pas plus « palestiniens » que les jordaniens (d’ailleurs 80% de ce que l’on appelait la Palestine est l’actuelle Jordanie !). Même Yasser Arafat, leur leader le plus important, est né au Caire en 1929 (19 ans avant que soit proclamée l’indépendance d’Israël). Ytzrak Rabin en revanche est lui né en Palestine (à Jerusalem) en 1922 mais c’est certainement lui le « colon ».

Il n’y a pas de terrorisme islamiste palestinien, il y a des résistants. Là bas quand un islamiste tue des israéliens (hommes, femmes, ou enfants) en criant « Allah ouakbar », ça n’a rien à voir avec nos terroristes d’ici bien sûr, c’est de la résistance. Nos résistants pendant la 2e Guerre Mondiale tuaient à l’aveugle des civils allemands, c’est bien connu.

A l’UNESCO, on considère que le mur, vestige du fameux Temple de Jerusalem, est arabe. Quelle mascarade !

A l’ONU, on passe plus de temps à condamner Israël que tous les autres pays du monde réunis. Israël est donc largement plus condamnée que la Corée du Nord, la Syrie, l’Arabie Saoudite, l’Iran, etc. Ca ne choque personne. Quelle honte !

A force de falsifier l’Histoire, à force de laisser faire en se cachant derrière un soi-disant « droit international » représenté par l’ONU et ses diverses organisations, à force de se laisser intimider par des menaces de violences ou d’embrasement du monde arabe si l’on ne va pas dans son sens, il ne reste plus qu’un fou comme Donald Trump dans le monde pour oser dire que Jerusalem est la capitale d’Israël.

Français juifs : où serons-nous en 2020 ?

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Les français juifs sont environ 0,7% de la population française alors que les actes antisémites représentent 30% des actes racistes enregistrés en France en 2016 (source : Service Central du Renseignement Territorial).

Le problème de l’antisémitisme et sa proportion démesurée, notamment en France, est donc loin d’être un fantasme. Accusés d’être des « pleurnicheurs » – expression plébiscitée par Dieudonné – par les « antisionistes » (comprendre antisémites) tel un réflexe pavlovien dès que le sujet de l’antisémitisme est évoqué, les français juifs ont pourtant de manière factuelle totalement raison de s’indigner.

Cette situation, nous la voyons venir et se dégrader au moins depuis les années 2000. Comme beaucoup de français juifs, je ne me fais pas d’illusion.

Cette situation ne changera pas et va continuer à se dégrader. Se faire insulter, cracher dessus, etc. la plupart des victimes le vivent maintenant en silence comme si c’était devenu normal.

Comme l’a dit Joann Sfar dans un post Facebook : « Sur ces affaires, la plupart des victimes ferment leurs gueules, se font les plus petites possibles, en espérant que l’orage passe, pour ne pas donner des idées à d’autres salopards. Il ne va pas passer, l’orage. Tout le monde a très bien compris. ».

Pour ma part, j’ai la chance de vivre dans le XVIIe arrondissement de Paris. Comme une grande partie de l’Ouest parisien, mon quartier, c’est un peu Disneyland. Un monde où tout a l’air d’aller bien mais qui ne correspond pas à la réalité du reste de la France. Père de deux enfants, comme tous les parents, en plus de les éduquer, j’ai la responsabilité de les protéger. Et pour assurer cette responsabilité, il y a un critère fondamental : être capable d’anticiper.

Anticiper que l’état ne sera peut-être pas toujours en mesure de nous protéger. Je me souviens encore de l’été 2014 où des manifestations dites de « soutien à la Palestine » ont finit par des prises d’assaut de synagogues en plein Paris et de quartiers juifs notamment à Sarcelles. Nous n’étions pas loin d’un massacre…

Anticiper la passivité générale de notre société. Je me souviens, après l’attentat terroriste contre des enfants juifs en 2012, avoir manifesté spontanément le soir même.

Nous étions quelques milliers. Il n’y avait quasiment que des juifs qui battaient le pavé. L’absence de grande solidarité nationale alors que des enfants venaient d’être exécutés à bout portant me paraissait surréaliste. Où étaient les 4 millions de personnes avec qui j’ai manifesté le 11 janvier 2015 ?

Anticiper la dégradation de la situation. En plus des actes de violence répertoriés, il y a les actes antisémites du quotidien auxquels nous sommes tous confrontés à des degrés différents en fonction de notre exposition.

Je ne suis ni croyant ni religieux, je ne vais jamais à la synagogue et pourtant, avec mon nom de famille, Cohen, j’y suis aussi confronté.

Si j’ai le malheur de faire un commentaire public sur Facebook, 9 fois sur 10, quel que soit le sujet, je me prends une remarque antisémite malgré la modération des commentaires.

Depuis 2 ans, je ne peux plus commander sur Internet à mon nom si je veux que le colis arrive intact, je commande à présent au nom de ma femme pour ne plus avoir de problème.

Pour survivre, anticiper est une nécessité absolue. Mais une fois qu’on a anticipé que la situation n’est plus tenable, qu’est-ce qu’on doit faire ?

Il y a un quatrième point à anticiper.

Anticiper notre comportement d’autruche. Autour de 10 000 juifs quittent la France chaque année. De plus en plus, ceux qui sont encore là et dont je fais partie, n’ont absolument pas envie de partir.

Très attaché à la France – mon seul et unique pays – à ma culture et à ma langue, je ne me vois pas vivre ailleurs. Pourtant, de la même manière que les juifs ont du quitter les pays arabes (cf tableau ci-dessous) où ils vivaient depuis la fin du XVe siècle à cause de la montée de l’antisémitisme musulman, je n’ai aucun doute que tôt ou tard, pour les mêmes raisons, nous devrons quitter la France. 2020 ? 2025 ? 2030 ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que nous avons tous le devoir d’anticiper. Anticiper pour le voir venir et anticiper pour pouvoir partir.

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Sources : https://www.lesechos.fr/30/03/2017/lesechos.fr/0211929669416_le-nombre-d-actes-racistes-et-antisemites-a-baisse-en-2016.htm

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120320.OBS4138/marche-pour-les-victimes-de-toulouse-on-est-la-par-solidarite.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_des_Juifs_des_pays_arabes_et_musulmans#cite_note-151