40 ans ou la 2e semaine des vacances

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Aujourd’hui j’ai 40 ans. Avoir 40 ans, c’est un peu comme la 2e semaine des vacances quand on part 2 semaines.

On se dit que la première semaine est passée vite, qu’il faut profiter de la 2e. Mais plus les jours de cette 2e semaine vont passer et plus on va se dire que c’est bientôt la fin des vacances.

Il y a 2 écoles. Ceux qui préfèrent la première parce que tout est à découvrir. Et puis ceux qui préfèrent la 2e, parce qu’ils sont déjà bronzés, qu’ils connaissent les bons endroits et bien sûr les mauvais où ils ne retourneront pas.

La première semaine c’est aussi celle où on rencontre son amour de vacances. Et manque de bol, on réalise qu’elle a prévu sa 2e semaine ailleurs.

Parfois la 2e semaine est bien meilleure que la première, même si elle ne sera jamais comme la première parce que certains de ceux avec qui on s’est éclaté la première vont rentrer plus tôt.

D’ailleurs en vacances, beaucoup de gens pensent qu’ils vont se revoir à leur retour. Perso je n’y crois pas trop.

À la fin des vacances, certains sont contents de rentrer. Moi ça m’a toujours fait chier.

Comme tous les ans depuis 40 ans, vous êtes tous en vacances à cette date (une vraie date de merde pour naître, pensez-y en octobre) alors c’est le moment de vous souhaiter de très bonnes vacances. Profitez-en bien !

Israël n’existe pas

Quand l’Histoire ne convient pas, on la falsifie.

Il n’y a pas de Mont du Temple, il y a une esplanade des mosquées. Peu importe qu’il y ait eu à l’endroit où a été construite la mosquée d’Al-Aqsa, le lieu saint le plus important du judaïsme : le temple de Jerusalem (qui abritait l’arche d’alliance).

Il n’y a pas de Judée-Samarie (Judée ça fait un peu trop juif), il y a la Cisjordanie. Peu importe que cette région ait toujours été nommée Judée-Samarie à travers l’Histoire et jamais revendiquée par la Jordanie. Cisjordanie c’est bien plus pratique.

Il n’y a pas d’Israel, il y a une Palestine arabe, il n’y a pas d’israéliens, il y a des colons. Peu importe que la Palestine ait toujours été une terre juive, on prétend que c’était une terre arabe et qu’il y avait un peuple : les palestiniens alors que les « palestiniens » ne sont pas plus « palestiniens » que les jordaniens (d’ailleurs 80% de ce que l’on appelait la Palestine est l’actuelle Jordanie !). Même Yasser Arafat, leur leader le plus important, est né au Caire en 1929 (19 ans avant que soit proclamée l’indépendance d’Israël). Ytzrak Rabin en revanche est lui né en Palestine (à Jerusalem) en 1922 mais c’est certainement lui le « colon ».

Il n’y a pas de terrorisme islamiste palestinien, il y a des résistants. Là bas quand un islamiste tue des israéliens (hommes, femmes, ou enfants) en criant « Allah ouakbar », ça n’a rien à voir avec nos terroristes d’ici bien sûr, c’est de la résistance. Nos résistants pendant la 2e Guerre Mondiale tuaient à l’aveugle des civils allemands, c’est bien connu.

A l’UNESCO, on considère que le mur, vestige du fameux Temple de Jerusalem, est arabe. Quelle mascarade !

A l’ONU, on passe plus de temps à condamner Israël que tous les autres pays du monde réunis. Israël est donc largement plus condamnée que la Corée du Nord, la Syrie, l’Arabie Saoudite, l’Iran, etc. Ca ne choque personne. Quelle honte !

A force de falsifier l’Histoire, à force de laisser faire en se cachant derrière un soi-disant « droit international » représenté par l’ONU et ses diverses organisations, à force de se laisser intimider par des menaces de violences ou d’embrasement du monde arabe si l’on ne va pas dans son sens, il ne reste plus qu’un fou comme Donald Trump dans le monde pour oser dire que Jerusalem est la capitale d’Israël.

Les juifs de Rhodes : ce peuple disparu

Vous n’avez certainement jamais entendu parler des juifs de Rhodes. Ils ont été les derniers à être déportés à la fin de la guerre, en août 1944. Aujourd’hui, je fais partie des quelques centaines de descendant à travers le monde de cette communauté disparue.

J’ai toujours entendu mes amis juifs parler de leurs origines, taquiner les comportement typiques de leurs proches (comme le faisait Elie Kakou), l’accent de leurs grands-parents, les expressions en arabe qu’ils ont l’habitude d’entendre à la maison, parler des spécialités qu’ils mangent chez eux : fricassés, moulouhia, pkaila, dafina, gnaouilla, etc.

Je me moquais aussi de l’accent de ma grand-mère mais à part mes soeurs et mes cousins, personne ne pouvait trouver vraiment ça drôle. Les expressions n’étaient pas en arabe mais en ladino, un mélange d’espagnol et d’hébreu que quasiment plus personne ne comprend. Je peux vous parler toute la journée de nos plats typiques mais vous ne pourrez pas me répondre que votre mère les fait mieux que personne : les yapraks, les boyos, les boreks, etc.

Pour la première fois de ma vie je suis allé avec toute ma famille à Rhodes. Nous en avions entendu parlé toute notre vie : sa mer Egée, son climat, ses petites rues, sa vie paisible, etc. Nous voulions voir. Nous avons trouvé un quartier fantôme, comme des ruines d’un peuple disparu.

D’autres juifs séfarades

Je ne compte pas le nombre de fois où on m’a demandé : T’es Tunisien ? non… T’es Marocain ? non… Ah t’es Algérien alors ? non… non plus… T’es ashkénaze ? ….

Contrairement à ce que pensent beaucoup de juifs, les juifs qui ont été expulsés d’Espagne à la fin du XVe siècle par la Reine (les juifs séfarades) n’ont pas uniquement été vers l’Afrique du Nord. Certains ont été ailleurs, plus loin encore, et notamment sur l’Ile de Rhodes.

C’est donc depuis le début du XVIe siècle qu’une communauté juive s’est installée sur l’Ile de Rhodes. Au début du XXe siècle, la communauté juive de Rhodes comptait environ 6000 personnes sur une population totale de 30 000 personnes à Rhodes.

16 août 1944 : 500 années d’histoire effacées en une journée

Le 16 juillet, les allemands ordonnent à tous les hommes juifs de Rhodes de se présenter au centre de commandement de l’armée de l’air. Ils sont arrêtés.

Le 18 juillet, les allemands ordonnent aux femmes et aux enfants juifs de rejoindre les hommes déjà arrêtés sous peine d’exécuter les hommes s’ils ne le font pas.

Le 23 juillet, les sirènes retentissent dans tout Rhodes – comme lors de bombardements – pour appeler la population de l’Ile à se protéger dans les abris. En réalité, c’est une diversion pour que la population de Rhodes ne voit pas les juifs partir.

Après plusieurs jours de bateau et quelques jours au camp d’Haidari. Les 2500 juifs de Rhodes prennent le train depuis Athènes vers Auschwitz.

Le 16 août 1944, les juifs de Rhodes sont les derniers juifs à arriver à Auschwitz. Environ 350 hommes et 250 femmes sont sélectionnés pour « travailler ». Les 1900 autres sont gazés le jour de leur arrivée.

C’est ce jour là que ma grande cousine Alice Tarica, 14 ans, qui faisait partie des 250 femmes sélectionnées, a perdu ses parents, son frère jumeau et ses sœurs. Alice était la seule rescapée d’Auschwitz de ma famille. Elle a été recueillie par son oncle, mon grand-père, à la libération qui l’a élevée comme sa fille.

Samy Modiano : Le dernier juif de Rhodes ?

En allant à la veille synagogue de Rhodes, nous avons croisé Samy Modiano.

Lorsque j’ai entendu Samy parler, j’ai eu comme un électrochoc, il avait exactement le même accent que ma grand-mère que je n’avais pas entendu depuis qu’elle est décédée il y a 17 ans. C’est absurde mais elle était la seule dans mon esprit à avoir cet accent…

Samy a été déporté à Auschwitz et faisait partie des 350 hommes qui ont été choisi pour travailler. Il a survécu. Aujourd’hui il transmet le souvenir et souhaite nous faire prendre conscience de la lourde responsabilité dont nous héritons tous : les témoins des témoins.

Ma nièce Laura qui a 13 ans, le même âge que Samy quand il a été déporté, a été également très émue de le rencontrer et a souhaité partager son témoignage avec ses amis. Il faut croire que l’action de Samy n’est pas vaine. Voici un extrait de son texte :

« Nous avons rencontré Samy « Samuel » Modiano, rescapé des camps de concentration, « matricule B-7496 ».

Déporté à Auschwitz le 24 juillet 1944 à seulement 13ans, il y a perdu toute sa famille. Il habitait donc à Rhodes, où il préparait sa Bar Mitzvah au côté de sa famille. Finalement, il a fait sa Bar Mitzvah, mais à Rome, à 77ans, soutenu par la communauté juive de Rome, sans sa famille, seulement entouré par des personnes qui pleuraient.

Il a survécu aux camps, il pesait seulement 23kilos, à 14ans. Tout le monde pensait qu’il était mort, il fut jeté dans une fosse commune, (fosse dans laquelle on jetait les juifs morts dont l’identité était inconnue). Heureusement, quelqu’un a vu qu’il était vivant et il a été sauvé.

Aujourd’hui, il veut raconter ce qu’il s’est passé, pour qu’on s’en souvienne et que ça ne se reproduise plus jamais. Il transmet son expérience aux générations suivantes, qui devront la transmettre à celles d’après et ainsi de suite.
« On l’a payé cher d’être juif, mais on est encore là ». Je m’en rappellerai de son témoignage, rappelez-en vous aussi, et pensez-y quand vous entendez des propos antisemites
✡️🕍 »

Où vivent les juifs originaires de Rhodes aujourd’hui ?

Avant la guerre et au début de la guerre, certains juifs de Rhodes ont émigré pour le travail en Afrique et notamment au Congo et en Afrique du Sud. La majorité des descendants des juifs de Rhodes sont d’ailleurs en Afrique du Sud ou au Congo aujourd’hui. Ma famille aurait du se trouver là bas aussi si le destin ne les avait pas retenus à Paris. D’autres sont en Belgique, en France ou encore aux États Unis.

Parmi les coïncidences heureuses, nous avons croisé à Rhodes Tony Randel et sa famille, dont la grand-mère était la sœur de mon grand-père. Elle a eu la très bonne idée de partir de Rhodes pour aller vivre aux États-Unis avant la guerre. Tony habite Los Angeles et travaille dans le cinéma.

Pendant cette rencontre je ne pouvais m’empêcher de penser à cette devinette très connue, typique de l’humour juif : « Quelle différence y a-t-il entre un juif pessimiste et un juif optimiste ? Le juif pessimiste a fini à Hollywood et le juif optimiste à Auschwitz. »

L’illustration était tragiquement parfaite.

Et la Juderia de Rhodes aujourd’hui ?

Il n’y a plus de juifs à Rhodes aujourd’hui. Le quartier juif – la juderia – est encore là mais les maisons sont vides, en ruine, ou habitées par des gens qui s’y sont installés quand les juifs ont été déportés. Des gens d’ailleurs assez à cran quand ils voient des juifs visiter le quartier… Ca ne doit en effet pas rendre très détendu d’avoir profité d’une tragédie pareille pour s’approprier une maison qui n’est pas la sienne.

Les juifs de Rhodes ont donc été mais ils ne sont plus. Les derniers d’entre eux s’éteignent et quand ma génération ne sera plus là, ils auront complètement disparu. Je voulais leur rendre hommage ici.

Lettre à Gilbert

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Mon cher Gilbert,

Quelle tristesse d’apprendre ce matin que tu es parti. Tu fais partie de ces personnes que l’on rencontre dans la vie et qui marquent pour toujours.

Ma grand mère répétait souvent que l’on est « de passage » sur Terre. Ce qui est sur c’est que tu n’y es pas passé pour rien. Tu as fondé une belle et grande famille et surtout tu as su fédérer comme personne. Tu as fait de ta maison la maison du bonheur. Une maison toujours ouverte à tous. On peut même dire que tu as « industrialisé » le fait de rassembler tes frères. C’était presque un métier. Des grands moments de partages, toujours dans cette même bonne ambiance et dans cette tradition juive authentique. Tout le monde était toujours heureux de se rassembler autour de toi. Tu as même réussi à me faire venir à un cours de Thora !

Je suis persuadé qu’aujourd’hui le nombre de personnes qui te pleurent est hors norme. On est tous conscient qu’il sera difficile de prendre la relève. Sache que ta générosité et ce rôle de père juif fédérateur que tu incarnais si bien sont une véritable source d’inspiration pour nous tous. Merci pour ce que tu as été, merci pour tout. Pars tranquille.

FDC

Libre de ne pas être libre ?

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Illustration de Xavier Gorce

En mathématiques, pour démontrer qu’une hypothèse est fausse, on utilise parfois un raisonnement par l’absurde. Le principe est simple : on considère que cette hypothèse est vraie et on regarde le résultat. Lorsque le résultat est absurde, on a alors démontré que l’hypothèse de départ était fausse.

  1. Lorsque j’observe l’association féministe Osez le féminisme défendre le burkini au nom de la liberté de la femme, je me demande quelle est l’hypothèse qui permet d’arriver à un résultat aussi absurde.
  2. Lorsque j’observe que l’Etat français a indemnisé de 18 960 euros Farouk Ben Abbes pour une détention provisoire de trois mois, considérée comme injustifiée alors qu’il est une figure bien connue de la mouvance islamiste depuis 10 ans et un ami proche de Fabien Clain – le jihadiste qui a revendiqué les attentats du 13 novembre – je me demande quelle est l’hypothèse qui permet d’arriver à un résultat aussi absurde.
  3. Lorsque j’observe qu’un prêtre a été égorgé dans son église par 2 jihadistes fichés S en liberté dont l’un portait un bracelet électronique, je me demande quelle est l’hypothèse qui permet d’arriver à un résultat aussi absurde.
  4. Lorsque j’observe Dieudonné faire des spectacles incontestablement antisémites depuis des années, ne prendre que des condamnations avec sursis et devenir tranquillement un maître à penser de ce nouvel antisémitisme qui tue en France, je me demande quelle est l’hypothèse qui permet d’arriver à un résultat aussi absurde.
  5. Lorsque j’observe que le 17 octobre 2015, après les attentats de Charlie et de l’Hypercacher, que des organisations pro-palestiniennes appellent au jihad en toute impunité sur la place de la République à Paris, je me demande quelle est l’hypothèse qui permet d’arriver à un résultat aussi absurde.

Je me suis penché sur la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, base de notre constitution, ainsi que sur la Déclaration Universelle des droits de l’Homme et je crois que j’ai trouvé.

Il semblerait que ceux qui répètent à longueur de journée que le Coran est mal interprété interprètent aussi très mal la Déclaration des droits de l’homme.

Liberté de conscience (1), présomption d’innocence (2 et 3), liberté d’expression (4 et 5), ils en oublient un article fondamental :

Dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Article 4 :
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Dans la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, Article 30 :
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Nous sommes donc tous libres mais nous ne sommes pas libres de priver les autres de liberté. C’est pourtant simple non ?

Nous ne sommes donc pas libres d’imposer par pression familiale et/ou culturelle à une femme de se couvrir de la tête aux pieds. J’invite ceux qui douteraient que le voile islamique / burkini pose ce problème (notamment les « féministes » d’Osez le féminisme) à lire cet article de Libé qui date de 2003 : http://www.liberation.fr/france/2003/12/10/leur-voile-j-ai-envie-de-l-arracher_454783
La comparaison avec la kippa ou le port de la croix n’a pas lieu d’être (cf déclaration de Philippot). Aucun individu n’a dénoncé une quelconque pression dont il aurait fait l’objet pour porter une kippa ou une croix.

Pour préserver nos libertés (et nos vies !), l’Etat a le devoir de mettre en détention les personnes qui soutiennent le terrorisme en en étant les artisans et les prêcheurs, d’autant qu’ils ont tous les moyens nécessaires pour les identifier.

La liberté d’expression s’arrête au moment où ce que l’on dit vise à priver les autres de liberté en attisant la haine contre eux ou pire en appelant directement à leur assassinat comme ça a été le cas place de la République.

La République française est dans sa constitution une véritable nation d’amour et de paix. Elle a été il y a plus de 200 ans l’une des premières nations à exprimer ce que la liberté voulait dire. Beaucoup, et même de ceux qui gouvernent la France aujourd’hui, ne le comprennent toujours pas. Le peuple semble l’avoir mieux compris et ne pas être disposé à faire de concession sur sa liberté. En cette période électorale, je ne peux que conseiller à nos politiques d’en prendre de la graine.

Vigipirate, Etat d’Urgence : on peut arrêter avec le bullshit ?

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Quelle tristesse de se réveiller et de réaliser que tout ce qui s’est passé à Nice n’était pas un cauchemar. Quelle colère de voir qu’attentat après attentat, si peu de choses changent.

Nous vivons dans un pays incapable d’assurer son rôle fondamental de protection de ses citoyens.

Après des décennies de critiques virulentes à l’égard d’Israël sur sa manière de gérer le terrorisme, et les soi-disant « réponses disproportionnées », il est temps que la France s’en inspire plutôt que d’aller rendre visite – comme l’a fait Jean-Marc Ayrault mardi – au Hezbollah (organisation terroriste libanaise).

On meurt aujourd’hui largement plus du terrorisme en France qu’en Israël et notre gouvernement a une responsabilité face à laquelle il ne peut se dérober…

Voici quelques mesures concrètes :

  1. La détention administrative (sorte de Guantanamo à la française).
  2. Réintroduire le service militaire : pour responsabiliser la société. Nous sommes en guerre, il faut arrêter de se concentrer uniquement sur nos acquis sociaux et notre petit confort !
  3. Sanctionner massivement les sympathisants : faire preuve d’une tolérance zéro en ce qui concerne le terrorisme et tout le terreau d’incubation qui va autour: complotisme, antisemitisme, haine de la France, à travers notamment de propos sur internet facilement identifiables et sanctionnables massivement.
  4. Fin de la langue de bois : arrêter de prendre les français pour des bleus (dans le mauvais sens du terme) en diluant la vérité dans le but raté d’éviter de faire monter les tensions entre les gens. Plus précisément, commencer par bien nommer les choses pour pouvoir mieux s’attaquer au problème plutôt que de faire comme si seule une infime minorité de gens posait problème.
    Il y a des dizaines de milliers de personnes hostiles sur notre territoire. Certaines ont été en Syrie et sont des « clichés » de terroristes mais pas seulement. L’attaque au couteau de Magnanville n’était qu’un début, je ne serais pas surpris que le terroriste de Nice ait le même profil.
  5. Avoir une logique ultra-sécuritaire : la France a beaucoup à apprendre sur les techniques de protection de ses populations. Tous les sites publics sont sensibles. Il faut une véritable logique de contrôle aux accès, des véritables barrages lorsqu’il y a des foules qui se rassemblent avec des hommes armés pour les protéger.
  6. Un statut particulier pour les terroristes qui ne leur donne aucun droit : À défaut d’une déchéance de nationalité, une déchéance d’humanité. Il est insupportable de voir Abdeslam avoir des revendications de confort et son avocat gesticuler pour le défendre. Un bon terrorise est un terroriste mort. Si l’on ne veut pas réintroduire la peine de mort pour les terroristes alors au moins ne les traitons pas comme s’ils étaient nos semblables.

L’état d’urgence ne doit pas juste servir à emmerder les gens que l’on doit protéger mais à réellement empêcher nos ennemis d’agir ou du moins à limiter fortement leurs possibilités. En Israël, lorsqu’il y a un attentat, le terroriste n’arrive pas à faire plus de quelques victimes avant d’être abattu. À Nice, un 14 juillet, le terroriste a pu parcourir 2km avec son camion ! Il est temps que nous ayons un vrai gouvernement qui assure son rôle fondamental de protection de ses citoyens.

On a tout faux sur le FN

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Depuis dimanche, j’en ai lu et entendu un sacré paquet d’analyses foireuses sur les raisons qui auraient poussé les Français à faire du FN le premier parti de France. Je n’ai par contre entendu aucune solution pour le combattre à part les traditionnelles tentatives de diabolisation.

Mention spéciale aux interventions de Stephane Le Foll et Jean-Marie Le Guen dimanche dernier qui sont très représentatives de tout ce qu’il ne faut pas faire et ne pas dire. Entre le premier qui fait l’autruche en nous expliquant que la gauche est arrivée en tête si l’on cumule gauche + Front de Gauche + EELV + Parti Communiste – Pourquoi ne pas ajouter aussi les gauchers ou encore les mecs qui ont la couille gauche plus grosse que la droite ? – et le deuxième qui nous sert le discours habituel de diabolisation du FN qui ne marche plus « nous les vrais républicains blablabla », quel désespoir !

Pas une réaction, PAS UNE n’explique la vraie raison de cette progression spéctaculaire du vote FN ! Voilà un BestOf des explications bull shit de nos experts ou de nos politiques :
– « Les Français sont désespérés »
– « L’histoire se répète comme en Allemagne après la crise de 29 »
– « La droite et la gauche ont déçu, les Français en ont marre de la politique traditionnelle »
– « C’est un vote sanction »
– « C’est à cause du taux de chômage »
– et évidemment le traditionnel « c’est la faute à Sarkozy »

Et pourtant si toutes ces raisons ont peut-être une petite influence, elles n’expliquent absolument pas la progression spectaculaire du FN. C’est à dire cette progression de 19 points (on est passé de 11% en 2010 à 30% en 2015 sur le plan national !).

En 2010, c’était déjà la crise, il y avait déjà eu des déceptions des politiques gauche/droite, le vote sanction de 2002 avait déjà eu lieu et il créditait Le Pen père de 16,86% (pas 30% !), le taux de chômage était à 9,7% il est aujourd’hui à 10,6%. +0,9% de chômage expliquerait donc +19% de FN ? Ni gauche ni droite, ça veut dire FN ? Ces explications ne tiennent pas debout…

Arrêtons l’hypocrisie, la seule explication qui tienne est simple : la peur de l’Islam.

Petit rappel sur les 8 dernières années

En 2007, de nombreux Français avaient déjà peur de l’Islam. Sarkozy en s’appropriant une partie du discours sur le sujet, jusque là monopolisé par le FN, était parvenu à siphonner une bonne partie de leurs électeurs (le FN fait alors 10,4% contre 16,86% en 2002). Fin 2010 les premiers électeurs ex-FN-2002 de Sarkozy sont déçus. Ils jugent qu’il n’en fait pas assez et reviennent progressivement vers le FN. La loi sur la burqa du 11 octobre 2010 et les diverses polémiques sur l’Islam n’y changeront rien.

Debut 2011 Marine Le Pen devient Présidente du Front National. Elle fait rapidement de l’Islam sa cible privilégiée tout en travaillant la dédiabolisation de son parti. Elle dénonce « l’islamisation de la France » en enchainant les polémiques sur les prières de rue ou sur la viande halal. Elle accuse les partis traditionnels de laisser ce sujet de côté. A gauche, on la pointe du doigt en se « bouchant le nez » comme disait Sarkozy et à droite on s’agite sans se soucier des conséquences.

En 2012, les attentats de Mohamed Merah sont une première illustration qui tombe à point nommé pour Marine Le Pen qui se targue d’avoir mis en garde les Français. Elle en profite et enfonce le clou.

Après 5 ans de matraquage anti-Sarkozy jugé par l’ensemble des médias comme un leader qui dresse les Français les uns contre les autres, la gauche passe. C’est du pain béni pour Marine Le Pen. En 2014, le FN bat son record aux municipales avec 14 villes remportées.

En 2015 tout bascule. Les attentats de janvier plongent la France dans le noir. Marine Le Pen est exclue de la marche républicaine d’union nationale, en retrait, en prenant un air de « seule contre tous » elle continue sa stratégie anti-Islam qu’elle perçoit désormais comme celle qui va la porter à la tête du pays.

Au même moment, le discours se lâche, le sujet de l’Islam et de sa compatibilité avec la République devient un sujet récurrent dans les médias. Cette inquiètude généralisée va lui être évidemment profitable. Les maires FN élus, en particulier Robert Menard, contribuent à maintenir le sujet dans l’actualité avec diverses polémiques (statistiques ethniques, kebabs, etc.) où s’affrontent bien-pensants et islamophobes.

le 13 novembre sera évidemment le coup de grâce démontré par ce raz de marée aux élections régionales. La tolérance zéro tardive du gouvernement – surement efficace pour notre sécurité – n’aura pas sauvé les meubles sur le plan politique.

Le délicat et très casse-gueule sujet de l’Islam

L’Islam en France est un vrai sujet politique. La peur de l’islamisme et de ce qui y conduit est une peur légitime qui concerne tous les Français. Laisser ce sujet au FN est suicidaire. Il donne aux Français un sentiment d’abandon et au FN l’image du seul parti capable de les défendre.

La peur de la stigmatisation et d’une nouvelle chasse aux sorcières anti-musulmane est aussi une peur légitime.

Est-il si compliqué d’avoir les mots justes ? Critiquer l’organisation de l’Islam parfois douteuse en France : financement de mosquées provenant de l’étranger, prêches en arabe qui prônent la haine de l’autre, radicalisation aux yeux de tous (salon de la femme musulmane, rassemblements de l’UOIF avec les intervenants que l’on sait, etc.) sans basculer dans un racisme primaire ?

Peut-on dénoncer cette complaisance de certains musulmans contre laquelle il faut lutter sans être taxé d’islamophobe ? Cette même complaisance d’ailleurs dénoncée par de nombreux musulmans comme Boualem Sansal, Waleed Al-Husseini ou Abdenour Bidar alors que les Mélenchon & co. préfèrent matraquer que « les musulmans n’ont pas à se justifier » et que « l’Islam n’a rien à voir avec ça ». Tout le monde doit dénoncer le fondamentalisme et le rejeter violemment, les musulmans aussi. Il ne s’agit pas de se justifier. Il s’agit d’être unis contre l’intégrisme. Opposer cette dénonciation de l’intégrisme islamique à l’islamophobie contribue à créer une fracture avec les Français musulmans et paralyse toute prise de conscience.

Le FN lutte certes contre l’islamisme mais il le fait de la mauvaise manière et pour les mauvaises raisons. Il suffit d’écouter Marion Maréchal-Le Pen ou de regarder Robert Ménard pour s’en convaincre. Mais il faut reconnaitre aussi que les autres partis ne le font pas et qu’ils ont conduit la France dans cette situation invraisemblable.

La lutte contre l’extrême droite

Depuis le 13 novembre, le gouvernement fait ce qu’il faut pour lutter contre l’islamisme (il était temps !) et il a les mots justes. Même si Tariq Ramadan et ses copains ne trouvent pas mieux que de dire qu’ils ne sont « ni Charlie ni Paris » mais qu’ils sont « perquisitionnables » – comme si l’Etat s’attaquait aveuglément à de pauvres Français qui n’ont rien à se reprocher juste parce qu’ils sont musulmans – les résultats sont là.  Plus de 1600 perquisitions qui ont conduit à la saisie de 266 armes (dont des lances-roquettes !!) et 290 assignations à résidence.

Il faut continuer sans relâche, il n’y a que ça qui fera reculer le FN et l’islamisme. Tant pis pour les bien-pensants d’extreme gauche qui aboient contre l’état d’urgence. L’islamisme est une menace pour notre sécurité et un fléau, il faut en faire un axe politique majeur tout en luttant évidemment contre la stigmatisation. Les politiques ne sont pas à l’aise avec cela, surtout les politiques de gauche, et pourtant combattre l’intégrisme religieux (musulman ou autre) est en principe un combat de prédilection de la gauche qu’ils devraient mener avec fermeté. La laïcité, le féminisme, les droits des homosexuels, les libertés quelle qu’elles soient sont des valeurs qu’ils sont censés défendre. La tolérance aussi, mais elle ne doit pas faire oublier tout le reste. C’est quand même un comble de préférer laisser ce combat à Marion Maréchal-Le Pen (pour ne citer qu’elle) qui est contre l’avortement, ouvertement islamophobe, etc. Au secours !

Si l’on continue à gueuler « FN=Nazis », « ils sont incompatibles avec la République », etc. plutôt que de s’attaquer à leur programme, à leurs incohérences, aux dérapages réguliers de leurs élus, etc. on va dans le mur. Si concernant l’islamisme, on continue à vouloir faire de la bien-pensance au lieu de défendre nos valeurs pour éviter à tout prix d’en froisser quelques uns, on va également dans le mur.

Et voilà à quoi il ressemble le mur

Marine Le Pen sera élue Présidente de la République en 2017. Nous aurons alors des milices comme à Bézier pour faire régner l’ordre, probablement une libéralisation du permis de port d’arme pour que chacun puisse se défendre et évidemment toutes les lois seront bonnes pour faire chier les musulmans (quand on voit Ménard qui s’attaque aux kebabs, on peut extrapoler facilement!). Rappelez-vous des émeutes de 2005 ou plus récemment des manifestations pro-Gaza à Paris en 2014, comment réagiront les banlieues à tout ça ? Combien de temps faudra-t-il avant que le pays ne sombre dans une guerre civile ?

Sources utilisées pour l’article :
http://www.slate.fr/story/109031/electeurs-juifs-musulmans-front-national
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_Le_Pen