Deux mois pour vous oublier

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Deux mois. Il a fallu deux mois pour vous oublier.

Vous êtes 130 à avoir été lâchement assassinés et nous ne pourrons malheureusement jamais vous faire revenir. Le 13 novembre, après le choc, l’horreur et l’effroi, il y avait cependant un espoir. Celui que vous ne soyez pas morts pour rien. Que la tragédie de votre mort puisse permettre une prise de conscience. Il n’en est rien.

Après les attentats de Merah et à nouveau après les attentats de janvier 2015, nous avions manqué cette prise de conscience.

Un mois avant le 13 novembre, Place de la République, à l’endroit où nous avions été plusieurs millions le 11 janvier à manifester pour rejeter de toutes nos forces le terrorisme islamiste, des organisations pro-palestiniennnes ont appelé au Djihad et on les a laissé faire ! En septembre, quelques semaines après l’attentat déjoué du Thalys, un salon islamiste était organisé en toute légalité à Pontoise. Frédéric, Franck, Cabu, Elsa, Charb, Honoré, Bernard, Ahmed, Mustapha, Michel, Tignous, Wolinski, Clarissa, Philippe, Yohan, Yoav et François-Michel ont été tués par l’intégrisme islamiste et notre gouvernement, paralysé par les bien-pensants, n’a rien fait pour le combattre.

Il a fallu attendre que 130 personnes de plus meurent des mains du même bourreau pour que le gouvernement se décide enfin à prendre les mesures exceptionnelles qui s’imposaient en instaurant notamment l’état d’urgence. A la suite de cela, il y a eu 2500 perquisitions administratives, et 398 armes ont été saisies dont des lances-roquettes ! Combien d’attentats ont été évités ? Combien de vies ont été sauvées ?

Malgré cela, nos collabos des temps modernes, trouvent des raisons de s’élever contre l’état d’urgence, contre la déchéance de nationalité des terroristes, contre toutes les mesures qui permettent de combattre ou de stigmatiser le terrorisme. Parce que, vous comprenez, lutter contre le terrorisme fait de la France un état policier fasciste et lutter contre l’islamisme fait de nous des islamophobes. Voilà comment avec ces arguments qui coupent tout débat – comme le soulignait Elisabeth Badinter faisant réagir la bien-pensance de nombreux auditeurs de France Inter – ces champions de l’indignation vous enterrent un peu plus.

Sans cette pression de la bien-pensance, Stéphane, Pierre, Lola, Halima et tous les autres seraient peut-être encore là aujourd’hui.

La leçon n’a pas été retenue :

Hier, on a laissé le terrorisme être honoré sur la Place de l’Opéra avec l’autorisation de la Préfecture.
Libération, le garde fou de la bien-pensance, a publié un portrait dithyrambique de l’islamiste Tariq Ramadan.
On a à faire à la même complaisance, au même aveuglement.

On peut le dire, vous avez été oubliés.

Si vous nous voyez de là où vous êtes, ne désesperez pas, vous aurez surement une plaque comémorative le 13 novembre 2016.

 

 

Le « pas d’amalgame »

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Après un attentat, je me demande toujours qui va être le premier à dégainer le « pas d’amalgame » ou le « l’Islam est une religion de paix » ou encore le « les musulmans sont les premières victimes » et quand ça arrive, sincèrement je suis très agacé. Et pourtant il ne faut PAS faire d’amalgame et les musulmans sont évidemment victimes de la montée d’un racisme aveugle anti-musulman qui suit ces attentats, alors pourquoi cet agacement ?

En fait ce qui me pose problème dans ces phrases c’est qu’elles sont contre-productives. Elles renforcent la fracture. Elles contournent le réel problème : la radicalisation croissante. Elles empêchent aux musulmans toute prise de conscience collective ou toute autocritique.

Quand j’entends Mélenchon ou d’autres bien-pensants de gauche ou d’extrême gauche dire que « l’Islam n’a rien à voir avec ça » alors que la quasi totalité des actes terroristes dans le monde sont commis au nom de l’Islam – ça n’est pas une opinion, c’est un fait – je me dis qu’il y a un sérieux problème !

Comme le dit Abdennour Bidar dans sa lettre ouverte au monde musulman en parlant de l’Islam : « Les racines de ce mal qui te vole aujourd’hui ton visage sont en toi-même, le monstre est sorti de ton propre ventre, le cancer est dans ton propre corps. Et de ton ventre malade, il sortira dans le futur autant de nouveaux monstres – pires encore que celui-ci – aussi longtemps que tu refuseras de regarder cette vérité en face, aussi longtemps que tu tarderas à l’admettre et à attaquer enfin cette racine du mal ! »

Le Coran est le même pour tous les musulmans, s’il y a des problèmes d’interprétations, c’est le job des imams – et ça devrait même être leur priorité – de faire en sorte qu’il en soit autrement.

Depuis les attentats, j’ai lu énormément de réactions de français musulmans qui dénonçaient la radicalisation, certains sont croyants voire même imams, d’autres sont athées. Au lieu de répéter pour faire bien – alors qu’on en sait strictement rien – que l’Islam ne prône que l’amour et la paix, que tous les musulmans sont extraordinaires et que ceux qui ne le sont pas « ne sont pas de vrais musulmans », pouvons nous plutôt mettre en avant sur les plateaux télé ceux qui dénoncent – parfois en prenant des risques – et qui ont une chance de faire avancer les choses ? Je serais toujours là pour défendre les musulmans face au racisme, mais s’il y a une lutte à faire contre l’amalgame, elle doit être faite uniquement au niveau des hommes qui le méritent, et certainement pas de la religion.

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Voilà les réactions qu’il faut encourager :

Celle de Nabi Nabou :

Alors ce soir pour la premiere et LA dernière fois je vais exprimer le fond de ma pensée concernant cet idéalisme extré…

Posté par Nabi Nabou sur samedi 14 novembre 2015

Celle d’un jeune chirurgien :
Messages aux petites p**** de Daesh qui se font exploser:
Moi aussi je suis fils d’immigré et j’ai grandi dans un quartier. La même galère.
Sauf que mon camp d’entraînement c’était pas en Syrie, c’était en France. L’éducation, les études, la bonne humeur, les copains juifs, chrétiens et athées. Venez vous la mettre sur mon terrain, c’est pas aussi facile que de canarder des gens à la fenêtre d’un gamos.
Je suis chirurgien, vous êtes des anonymes dans une tombe.

Celle de Zineb El Rhazoui :
http://rmc.bfmtv.com/emission/zineb-el-rhazoui-sur-rmc-il-faudrait-arreter-d-accepter-que-ces-pleurnichards-de-la-stigmatisation-nous-imposent-leur-standard-930343.html

Celle de Waleed Al-Husseini :
http://la-voie-de-la-raison.blogspot.com/2015/11/paris13nov.html

Celle de Boualem Sansal :
http://www.lefigaro.fr/livres/2015/11/15/03005-20151115ARTFIG00067-boualem-sansal-la-france-laique-adversaire-majeur-des-islamistes.php

Celle de Tareq Oubrou, imam de Bordeaux :
http://www.lejdd.fr/Societe/L-imam-de-Bordeaux-Les-musulmans-doivent-se-manifester-pour-dire-stop-759759

Celle de Jeannette Bougrab en mai dernier :
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/05/23/31001-20150523ARTFIG00081-jeannette-bougrab-la-france-est-toujours-aussi-aveugle-face-au-peril-islamiste.php

Quel destin choisirons nous ?

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Mes chers concitoyens, depuis hier il n’y a plus de doute. Vous l’avez compris, l’islamisme ne cible pas que les caricaturistes  ou les juifs, il nous cible tous. Vous, moi, ceux qui, insouciants, vivaient leur vie de parisien jusqu’à ce que nos ennemis, ceux qui nous font cette guerre que l’on ne veut pas voir, en décident autrement.

Nous savons que ces actes ne sont pas isolés et qu’il y en aura d’autres. Il y a plusieurs milliers de profils fichés S en France. Fermer les frontières ne changera rien. Ils sont déjà là et ils sont même « made in France ». On parle de 5000 personnes hostiles à nos valeurs, à notre République, à ce que nous sommes (certains parlent de 15 000). Hostiles et aussi actives, elles peuvent potentiellement passer à l’acte à tout moment. C’est donc une petite armée de jihadistes qui sommeille en France et même qui progresse…

Pas d’amalgame mais pas de langue de bois

La radicalisation ne doit faire l’objet d’aucune tolérance (cela paraît évident mais ça n’est pas le cas du tout malgré Charlie, malgré Merah, etc.):
– Il est inconcevable que certains imams puissent exprimer en toute impunité des prêches radicaux qui appellent à la haine de l’autre.
– Il est inconcevable que des groupes pro-palestiniens puissent scander librement « des armes pour le jihad » en plein Paris comme ça a été le cas place de la République le mois dernier.
– Il est inconcevable que les musulmans laïcs subissent des pressions dans nos banlieues, que des jeunes femmes musulmanes non pratiquantes et donc non voilées se fassent insulter voire violentées.
– Il est inacceptable que des imams comme Chalghoumi aient besoin d’une protection policière et soient considérés pour des vendus par un grand nombre de leurs coreligionnaires parce qu’ils ont un discours sans appel face à l’islamisme.
– Il est de la responsabilité de chaque français, musulman ou non, de rejeter tout ce qui se rapproche de près ou de loin de l’islam radical. Je pense notamment à l’UOIF pour laquelle certains de mes amis musulmans, peut-être naïvement, participent aux rassemblements. L’UOIF a certes condamné les attentats, comme Rohani et même… Al-Quaïda mais ne soyons pas naïf.

Evidemment, il ne peut pas y avoir d’amalgame ne serait-ce que grâce à des personnalités comme Waleed Al-Husseini, Latifa Ibn Ziaten ou tous les musulmans qui combattent le fanatisme.

Hier nous étions tous visés en tant que français. Les terroristes ne demandaient pas aux victimes de quelle religion elles étaient avant de tirer. Nous devons donc tous être unis contre cet ennemi commun.

Revoir notre copie sur notre jugement d’Israël

Les israéliens sont confrontés depuis des décennies au terrorisme. Le terrorisme palestinien est le même que celui que nous connaissons aujourd’hui en France. L’aspect nationaliste n’est qu’un prétexte face à la communauté internationale mais c’est bien la même idéologie mortifère qui anime ces fous de Dieu. Lutter contre l’Occident, contre les mécréants, contre les juifs, contre les ennemis du vrai Islam. Les 70 vierges, les morts en martyrs, les « Allah ou akbar », c’est la même histoire, la même logique. Sans terrorisme, la paix serait là depuis longtemps. Les civils israéliens qui se font poignarder ou qui se font foncer dedans par des voitures béliers en attendant le bus sont tout autant innocents que les parisiens qui se sont fait assassiner hier soir sur les terrasses de nos restaurants. Il y a une quinzaine d’années, l’attentat dans une discothèque de Tel Aviv n’est pas sans rappeler celui du Bataclan.

Nous pouvons à présent comprendre la politique israélienne organisée et sans complaisance face au terrorisme et même nous devons nous en inspirer (détention administrative, etc.). Notre sécurité doit être la priorité de nos dirigeants comme la sécurité des israéliens est la priorité des leurs.

Deux options, deux destins

L’objectif du terrorisme est de nous empêcher de vivre en paix et de nous monter les uns contre les autres. Si nous continuons les non-dits et la langue de bois, nous ne pourrons jamais faire bloc ensemble face à l’islamisme. Nous laisserons ainsi un boulevard au Front National qui semble être la seule organisation politique à ne pas y aller par quatre chemins.

Combien faudra-t-il encore d’attentats pour que Marine Le Pen dirige la France si nous n’apportons pas une réponse appropriée ?

Nous jouons probablement nos dernières cartes. Si nous échouons, c’est l’extrême droite qui apportera ses réponses. On prendra ainsi le risque d’une répression à l’aveugle qui nous conduira tout droit vers une guerre civile. La France ressemblera alors au Liban des années 80.