Ce terrorisme « peer to peer » que l’on laisse proliférer

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« Maman, je t’aime. » « Il arrive. Je vais mourrir ». Ce sont les derniers mots d’Eddie à sa mère. Comme 48 autres personnes, Eddie est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Orlando parce qu’il était homosexuel.

Penser qu’Eddie est uniquement une victime de plus de l’islamisme est une erreur fondamentale de jugement. Eddie est mort parce qu’on a laissé la haine s’exprimer et proliférer. Le terroriste, Omar Seddique, est un produit de la propagande haineuse des islamistes que nos dirigeants (des pays occidentaux) n’ont pas le cran de faire taire. Cette propagande se transmet dans la rue, dans les mosquées, ou sur les réseaux sociaux. Plus besoin de partir en Syrie, ce terrorisme se télécharge. C’est du terrorisme peer-to-peer.

Il suffit de regarder sur YouTube où l’on peut trouver notamment des discours du « Docteur » Farrokh Sekaleshfar, prédicateur islamiste récemment invité dans une mosquée d’Orlando. On trouve notamment un discours qu’il a tenu à l’Université du Michigan datant d’avril 2013 où il appelle clairement au meurtre d’homosexuels. En 3 ans ce sont 21 891 personnes qui ont regardé ce discours d’1h 21 minutes. En 3 ans, ni YouTube ni le gouvernement américain de Barack Obama n’a jugé utile de faire taire Farrokh Sekaleshfar. Ils sont aussi responsables de tous ces morts.

Et ce ne sont pas les seuls :

On a laissé parler le BDS, il y a eu Merah et Coulibaly qui voulaient « venger les enfants palestiniens » en tuant des français juifs. Pourtant le BDS s’exprime encore sur la place publique, tous les jours.

On a laissé parler les tarés comme Ramadan, Dieudonné, ou encore les prédicateurs cinglés que l’on retrouve à l’UOIF, il y a eu Charlie Hebdo et le 13 novembre. Pourtant ces tarés peuvent encore s’exprimer ou organiser leurs rassemblements en toute liberté (ou presque…).

Il n’y a ni tolérance à avoir ni « liberté d’expression » à considérer face à ces discours de haine.

Il semblerait que les politiques, de droite, de gauche ou du centre de la majorité des pays occidentaux aient du mal à prendre les décisions qui s’imposent et a réagir – pour de vrai, pas juste dans les discours ! – avec la plus grande fermeté.

Que leur faut-il de plus pour qu’ils changent d’attitude ? Que faut-il faire pour qu’ils agissent sans appréhension électorale mais d’abord dans l’interêt collectif ? Allons nous vraiment devoir être gouvernés par des vrais fachos pour que cela change ?

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Mina Justice shows a text message she received from her son Eddie Justice at Pulse nightclub during a fatal shooting in Orlando, Fla., Sunday, June 12, 2016. Justice hasn’t heard from her son since the messages. (Courtesy of Mina Justice via AP)

Quel destin choisirons nous ?

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Mes chers concitoyens, depuis hier il n’y a plus de doute. Vous l’avez compris, l’islamisme ne cible pas que les caricaturistes  ou les juifs, il nous cible tous. Vous, moi, ceux qui, insouciants, vivaient leur vie de parisien jusqu’à ce que nos ennemis, ceux qui nous font cette guerre que l’on ne veut pas voir, en décident autrement.

Nous savons que ces actes ne sont pas isolés et qu’il y en aura d’autres. Il y a plusieurs milliers de profils fichés S en France. Fermer les frontières ne changera rien. Ils sont déjà là et ils sont même « made in France ». On parle de 5000 personnes hostiles à nos valeurs, à notre République, à ce que nous sommes (certains parlent de 15 000). Hostiles et aussi actives, elles peuvent potentiellement passer à l’acte à tout moment. C’est donc une petite armée de jihadistes qui sommeille en France et même qui progresse…

Pas d’amalgame mais pas de langue de bois

La radicalisation ne doit faire l’objet d’aucune tolérance (cela paraît évident mais ça n’est pas le cas du tout malgré Charlie, malgré Merah, etc.):
– Il est inconcevable que certains imams puissent exprimer en toute impunité des prêches radicaux qui appellent à la haine de l’autre.
– Il est inconcevable que des groupes pro-palestiniens puissent scander librement « des armes pour le jihad » en plein Paris comme ça a été le cas place de la République le mois dernier.
– Il est inconcevable que les musulmans laïcs subissent des pressions dans nos banlieues, que des jeunes femmes musulmanes non pratiquantes et donc non voilées se fassent insulter voire violentées.
– Il est inacceptable que des imams comme Chalghoumi aient besoin d’une protection policière et soient considérés pour des vendus par un grand nombre de leurs coreligionnaires parce qu’ils ont un discours sans appel face à l’islamisme.
– Il est de la responsabilité de chaque français, musulman ou non, de rejeter tout ce qui se rapproche de près ou de loin de l’islam radical. Je pense notamment à l’UOIF pour laquelle certains de mes amis musulmans, peut-être naïvement, participent aux rassemblements. L’UOIF a certes condamné les attentats, comme Rohani et même… Al-Quaïda mais ne soyons pas naïf.

Evidemment, il ne peut pas y avoir d’amalgame ne serait-ce que grâce à des personnalités comme Waleed Al-Husseini, Latifa Ibn Ziaten ou tous les musulmans qui combattent le fanatisme.

Hier nous étions tous visés en tant que français. Les terroristes ne demandaient pas aux victimes de quelle religion elles étaient avant de tirer. Nous devons donc tous être unis contre cet ennemi commun.

Revoir notre copie sur notre jugement d’Israël

Les israéliens sont confrontés depuis des décennies au terrorisme. Le terrorisme palestinien est le même que celui que nous connaissons aujourd’hui en France. L’aspect nationaliste n’est qu’un prétexte face à la communauté internationale mais c’est bien la même idéologie mortifère qui anime ces fous de Dieu. Lutter contre l’Occident, contre les mécréants, contre les juifs, contre les ennemis du vrai Islam. Les 70 vierges, les morts en martyrs, les « Allah ou akbar », c’est la même histoire, la même logique. Sans terrorisme, la paix serait là depuis longtemps. Les civils israéliens qui se font poignarder ou qui se font foncer dedans par des voitures béliers en attendant le bus sont tout autant innocents que les parisiens qui se sont fait assassiner hier soir sur les terrasses de nos restaurants. Il y a une quinzaine d’années, l’attentat dans une discothèque de Tel Aviv n’est pas sans rappeler celui du Bataclan.

Nous pouvons à présent comprendre la politique israélienne organisée et sans complaisance face au terrorisme et même nous devons nous en inspirer (détention administrative, etc.). Notre sécurité doit être la priorité de nos dirigeants comme la sécurité des israéliens est la priorité des leurs.

Deux options, deux destins

L’objectif du terrorisme est de nous empêcher de vivre en paix et de nous monter les uns contre les autres. Si nous continuons les non-dits et la langue de bois, nous ne pourrons jamais faire bloc ensemble face à l’islamisme. Nous laisserons ainsi un boulevard au Front National qui semble être la seule organisation politique à ne pas y aller par quatre chemins.

Combien faudra-t-il encore d’attentats pour que Marine Le Pen dirige la France si nous n’apportons pas une réponse appropriée ?

Nous jouons probablement nos dernières cartes. Si nous échouons, c’est l’extrême droite qui apportera ses réponses. On prendra ainsi le risque d’une répression à l’aveugle qui nous conduira tout droit vers une guerre civile. La France ressemblera alors au Liban des années 80.

L’humanité a échoué et l’humanité c’est nous.

Quand la photo du petit Aylan a été publiée, comme beaucoup d’entre vous, je suis tombé dessus sur Facebook. Je suis resté tétanisé. J’ai pleuré. J’ai un fils du même âge que j’aime plus que tout au monde et en une fraction de seconde j’ai visualisé la détresse qui a pu pousser la famille d’Aylan à prendre ces risques au péril de leurs vies pour survivre. Et l’horreur absolue de voir qu’ils ont échoué et que le petit Aylan est mort. Nous ne pouvons plus rien y faire.

Je me suis souvent demander comment pendant la seconde guerre mondiale, les gens avaient pu laisser faire de telles atrocités. Rien ne change. En 1939, l’Amérique ferma sa frontière à un paquebot de 908 réfugiés juifs (http://www.slate.fr/story/106249/1939-amerique-refoulait-refugies-juifs). Les préoccupations étaient les mêmes, la crise de 29, les emplois, la peur de devoir partager son pain… En 2015 les garde-côtes grecs ont intercepté un bateau où était la famille d’Aylan. Ils ont du faire demi-tour pour ensuite prendre cette autre embarcation qui leur a été fatale.

Nous connaissons les coupables, ceux que fuit une grosse partie de ces réfugiés : l’Etat Islamique mais la non assistance à personne en danger est également condamnable. Nous aurions pu éviter cela. Et surtout nous pouvons en éviter d’autres.

Ne pas tout confondre en disant que « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde »
Il ne faut pas confondre ceux qui cherchent à venir en Europe à la recherche d’un meilleur confort, d’une meilleure situation économique, etc. Dans ces cas de figure, l’immigration est régulée dans tous les pays d’Europe et c’est normal.
Les réfugiés qui cherchent à fuir la mort et les massacres ne doivent être en aucun cas refoulés à nos frontières.

Ne pas se dédouaner parce que d’autres sont aussi coupables que nous.
J’ai lu de nombreux articles qui accusent l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats, et les autres pays du Golfe de n’accueillir aucun réfugié. C’est vrai, c’est une honte, d’autant plus quand on connait les situations économiques de ces pays et leur proximité avec la Syrie, mais ça n’est pas une raison pour en faire de même.

Arrêter de faire de la philosophie de comptoir
L’énergie dépensée à savoir si il fallait publier la photo ou non est désespérante. Arrêtons de vivre dans un monde de Oui-Oui. Avec l’horreur que vivent les chrétiens d’Orient, les yazidis, les musulmans persécutés par l’EI, etc. dont nous sommes tous conscients, moi le premier, c’est bien l’abomination de cette photo qui fait la différence et nous fait réagir. Parce qu’en un instant c’est devenu concret. C’est peut-être du « marketing », c’est surement horrible qu’il faille cela pour que nous réagissions, mais c’est comme ça. Alors au lieu de philosopher en essayant de mettre en avant son humanisme en disant que nous, nous n’avions pas besoin de le voir pour savoir à quel point c’était horrible, agissons !

Ce que nous pouvons faire
D’abord faire pression sur nos politiques pour que de vraies mesures soient prises et que plus jamais nos frontières ne soient fermées aux réfugiés qui sont en danger de mort. Et pour que la communauté internationale agisse militairement pour dézinguer l’Etat Islamique. Pourquoi tout ce temps ? Pourquoi autant de passivité ?

Il y a des réfugiés qui ont réussi à passer en Europe. Certains vivent autour du periph parisien dans des conditions précaires (http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/04/23/a-saint-ouen-la-situation-de-200-refugies-syriens-souligne-les-carences-du-systeme-d-asile_4405653_3224.html).

Nous pouvons les aider. Il y a des associations qui agissent. Nous pouvons donner de l’argent et/ou du temps.
http://www.huffingtonpost.fr/2015/09/04/comment-aider-migrants-refugies-mediterranee_n_8087994.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001

Loin de tout ces débats, le petit Aylan est mort. Qu’il n’y en ait plus d’autres.

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Pourquoi nous nous dirigeons vers une guerre civile

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Nous nous dirigeons vers une guerre civile et il semblerait qu’à part quelques français d’origine libanaise qui ont une impression de déjà-vu, peu de nos compatriotes en sont conscients.

Sans vouloir être alarmiste, il suffit d’analyser un peu la situation pour réaliser que nous sommes dans un cercle vicieux qui nous conduit tout droit vers cette guerre.

Un terreau bien favorable :
Depuis la fin des années 90 il y a une montée incontestable de l’islamisme radical en France et dans le monde. Le 11 septembre 2001 a été la prise de conscience du monde occidental de cette montée et du danger qu’elle représente. C’est probablement à partir de cette même date que l’islamophobie (cette peur et ce rejet de l’Islam) est né.

La repression, la stigmatisation et l’irresponsabilité des médias catalysent la radicalisation
Depuis le 11 septembre 2001, on s’interroge sur l’Islam. Religion de paix ou religion intolérante et violente ? Est-elle compatible avec la République ? Et pourtant le fond du problème n’est pas là.
Est-ce que des individus commettent au nom de l’Islam des atrocités ? Oui.
Est-ce qu’il existe un pays musulman où l’on peut vivre son homosexualité, sa différence religieuse ou même sa féminité sans être inquiété ? Non.
Mais est-ce qu’une religion, quelle qu’elle soit, poussée à l’extreme, peut être compatible avec la République ? Les buchers de l’inquisition d’hier n’étaient pas plus compatibles avec la République que l’Islam radicale d’aujourd’hui.
Le problème est surtout la progression de la radicalisation chez les jeunes musulmans. Pourquoi les prêcheurs radicaux arrivent aussi bien à les radicaliser, notamment en France ? C’est sur ce point qu’il faut s’interroger.

La logique est simple. Ces dernières années ces prêcheurs font leur propagande autour d’idées nauséabondes selon lesquelles les musulmans français seraient rejetés par les français non musulmans, la France ne respecterait pas leurs traditions en interdisant le port du voile, etc. Que les juifs (appelés les « sionistes » pour laver leurs propos de tout antisémitisme) massacrent leurs frères en Palestine et que la France est complice.

Parallèlement, les médias (de droite comme de gauche) renforcent ces idées en publiant tous les jours au moins un sujet pointant du doigt l’Islam. Ils exacerbent la haine des juifs en livrant continuellement depuis des décennies une vision biaisée et partisane des événements au Proche-Orient. Cette vision consiste à faire passer les israéliens pour des bourreaux avides de sang qui massacrent régulièrement des enfants palestiniens (argument repris par Merah lorsqu’il a assassiné les enfants juifs pour « venger les enfants palestiniens »).

Le français musulman se sent donc de plus en plus stigmatisé, il se sent différent. Parfois cela va plus loin, il a la haine. Il devient la proie idéale pour l’islamisme radical. On lui a pointé les coupables de son mal-être : la France et le juif.

La radicalisation entraine les émeutes et les attentats
Ces musulmans français radicalisés ne se sentent plus français. Ils ne respectent plus la France, sa police, ses institutions, ses lois. Toutes les raisons sont bonnes pour créer des émeutes, des violences et des destructions. Que ce soit lors des événements de Villiers Le Bel, à l’occasion d’un match remportée par l’Algérie ou lors des manifestations pro-palestiniennes l’été dernier où nous avons pu assister à des scènes de guerre civile en plein Paris. Et c’est de pire en pire, de plus en plus violent et sans limite…

Quoi de mieux d’ailleurs que cet exemple du conflit israélo-palistien pour se motiver ? A l’origine ce qui ne devrait être qu’un conflit « classique » de territoires bien loin de chez nous est devenu le symbole de ce conflit de civilisation. Ce conflit qui oppose le monde occidental moderne au monde islamique radical.

Même l’extreme gauche s’y retrouve en y voyant un conflit entre le capitalisme (symbolisé par Israël et ses start-ups) face au petit peuple (symbolisé par les palestiniens). Mais ne nous y trompons pas, en réalité le sort des palestiniens n’intéresse ni les uns ni les autres, ça n’est qu’un prétexte pour exprimer leur antisémitisme et leur rejet du monde occidental tel qu’il est. Quand ces mêmes palestiniens sont assassinés en Syrie par l’Etat Islamique, personne ne manifeste, ni l’extrême gauche ni les musulmans radicaux.

La haine du juif est donc intrinsèquement liée aujourd’hui à la haine de la France, à la haine de notre monde.

Depuis les 8 et 9 janvier, les français l’ont réalisé. La tentative d’attentat dans une église et plus récemment la décapitation d’Hervé Cornara ne laissent plus de place au doute. Mais je ne peux que regretter qu’ils ne l’aient pas réalisé plus tôt quand nous n’étions que 10 000 (et majoritairement des juifs) à manifester à Paris contre l’horreur des attentats de Merah qui a froidement assassiné des enfants parce qu’ils étaient juif, alors que nous étions plusieurs millions le 11 janvier à défendre notre liberté d’expression…

Les émeutes et les attentats renforcent la stigmatisation, l’amalgame et la haine

Ces émeutes, ces attentats, ces articles en permanence qui soulignent les excès de l’Islamisme radical entrainent un rejet généralisé. La montée de l’islamisme radical qui ne préoccupait que l’extrême droite il y a encore quelques années devient aujourd’hui la préoccupation de tous les français. La gauche se droitise, la droite se renforce et l’extrême droite monte en flèche. Voilà ce qui boucle ce cercle vicieux. Chaque tour nous montons d’un cran.

Quels sont les prochaines étapes ?
On peut assez facilement imaginer (puisqu’on le constate déjà) une politique de plus en plus droitière et d’ici quelques années un parti d’extrême droite au pouvoir prenant des mesures ouvertement anti-islam à l’instar des quelques maires d’extrême droite actuels. Il s’en suivrait une radicalisation encore plus forte, des attentats encore plus sanglants, des émeutes qui se transforment en véritables guerres civiles.

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Ces musulmans qui agissent pour casser ce cercle vicieux

Malgré ce cercle vicieux qui nous conduit vers la guerre civile, il y en a qui tentent courageusement de le casser. Certains d’entre eux le font en risquant leur vie.

– Latifa Ibn Ziaten, mère de l’une des victimes de Merah, elle milite contre l’Islam radical, contre les préjugés, contre l’ignorance et la peur de l’autre. Elle a récemment emmené plusieurs jeunes de banlieue en Israël pour qu’ils découvrent la réalité de la situation là bas aux antipodes de ce que servent nos médias.
– Imam Chalghoumi, Imam de Drancy, considéré comme un « vendu » par de nombreux musulmans. Il est le premier à publiquement s’exprimer contre les dangers de l’islamisme radical. Il incarne à lui seul la bonne raison de ne pas faire d’amalgame. Pour ses prises de positions courageuses, il doit maintenant faire l’objet d’une protection policière permanente.
– L’association musulmane d’Arlon en Belgique qui s’est cotisée pour sauver une synagogue est un joli bras d’honneur à l’antisémitisme des quartiers.