Deux mois pour vous oublier

Capture d’écran 2016-01-06 à 11.47.20

Deux mois. Il a fallu deux mois pour vous oublier.

Vous êtes 130 à avoir été lâchement assassinés et nous ne pourrons malheureusement jamais vous faire revenir. Le 13 novembre, après le choc, l’horreur et l’effroi, il y avait cependant un espoir. Celui que vous ne soyez pas morts pour rien. Que la tragédie de votre mort puisse permettre une prise de conscience. Il n’en est rien.

Après les attentats de Merah et à nouveau après les attentats de janvier 2015, nous avions manqué cette prise de conscience.

Un mois avant le 13 novembre, Place de la République, à l’endroit où nous avions été plusieurs millions le 11 janvier à manifester pour rejeter de toutes nos forces le terrorisme islamiste, des organisations pro-palestiniennnes ont appelé au Djihad et on les a laissé faire ! En septembre, quelques semaines après l’attentat déjoué du Thalys, un salon islamiste était organisé en toute légalité à Pontoise. Frédéric, Franck, Cabu, Elsa, Charb, Honoré, Bernard, Ahmed, Mustapha, Michel, Tignous, Wolinski, Clarissa, Philippe, Yohan, Yoav et François-Michel ont été tués par l’intégrisme islamiste et notre gouvernement, paralysé par les bien-pensants, n’a rien fait pour le combattre.

Il a fallu attendre que 130 personnes de plus meurent des mains du même bourreau pour que le gouvernement se décide enfin à prendre les mesures exceptionnelles qui s’imposaient en instaurant notamment l’état d’urgence. A la suite de cela, il y a eu 2500 perquisitions administratives, et 398 armes ont été saisies dont des lances-roquettes ! Combien d’attentats ont été évités ? Combien de vies ont été sauvées ?

Malgré cela, nos collabos des temps modernes, trouvent des raisons de s’élever contre l’état d’urgence, contre la déchéance de nationalité des terroristes, contre toutes les mesures qui permettent de combattre ou de stigmatiser le terrorisme. Parce que, vous comprenez, lutter contre le terrorisme fait de la France un état policier fasciste et lutter contre l’islamisme fait de nous des islamophobes. Voilà comment avec ces arguments qui coupent tout débat – comme le soulignait Elisabeth Badinter faisant réagir la bien-pensance de nombreux auditeurs de France Inter – ces champions de l’indignation vous enterrent un peu plus.

Sans cette pression de la bien-pensance, Stéphane, Pierre, Lola, Halima et tous les autres seraient peut-être encore là aujourd’hui.

La leçon n’a pas été retenue :

Hier, on a laissé le terrorisme être honoré sur la Place de l’Opéra avec l’autorisation de la Préfecture.
Libération, le garde fou de la bien-pensance, a publié un portrait dithyrambique de l’islamiste Tariq Ramadan.
On a à faire à la même complaisance, au même aveuglement.

On peut le dire, vous avez été oubliés.

Si vous nous voyez de là où vous êtes, ne désesperez pas, vous aurez surement une plaque comémorative le 13 novembre 2016.

 

 

Tel-Aviv / Paris : Les assassins sont les mêmes

TelAvivParis

Qui peut faire la différence entre la souffrance de Tel Aviv et celle de Paris ?

Dans les deux villes, l’idéologie mortifère qui anime les bourreaux responsables de ces massacres a un nom : le fanatisme islamiste.

Depuis plusieurs mois, Israël est victime d’attentats terroristes au couteau, à la voiture bélier et maintenant à l’arme automatique. Un lourd bilan d’une trentaine de morts et de plus d’une centaine de blessés depuis le mois d’octobre.

Alors que cette nouvelle forme de guerre lâche et barbare nous concerne tous, les réactions de solidarité sont très rares lorsque les victimes sont israéliennes. Pas une réaction du Premier Ministre, du Président de la République ou de la grande majorité de la classe politique française.

Lors des attentats qui ont ensanglantés Paris, des réactions de solidarité immédiates et spontanées avaient pourtant eu lieu dans plusieurs villes israéliennes et en particulier à Tel Aviv…

Est-ce utopique ou naïf de penser que l’islamisme ne doit faire l’objet d’aucune tolérance, où qu’il soit ? Ne rien dire, n’exprimer aucune solidarité sur ces derniers événements, c’est quelque part considérer que lorsque les victimes sont israéliennes, on peut justifier l’injustifiable.